mercredi 4 mars 2015

Mars attaque !

bientôt les ruisseaux les bruissements les cigales les couleurs criblant le gris de leurs bouches ouvertes bientôt dehors dehors dehors la brise dans les chevelures la peau qui embaume le bronze et la fade pâleur qui reprend le chemin de la vie bientôt toutes voiles déployées toutes fenêtres ouvertes pieds nus dans l'aube pieds nus dans la nuit couchés sur les tables des terrasses abandonnées sous les étoiles à s'en offrir à s'en donner à s'en souvenir et des filantes et des météoriques et des noires et des bleues de poussière et de lumière et des ciels chatoyants aux milles pertuis et des nuages complices et paresseux et puis comme dans la chanson tout ce que l'on touche et tout ce que l'on voit est tout ce que sera notre vie

vendredi 20 février 2015

Critique de Sea of Rocks par le magazine Blues Matters

BLUES MATTERS, AVRIL 2015

SHIP OF FOOLS — SEA OF ROCKS
Independent

L’on ne s’étonne plus d’entendre du Delta blues, mais pas du delta du Rhône… en France !

13 chansons, toutes originales, créées par ce qui semble une formation de 4 ou 5 musiciens complétée par quelques invités. Il s’agit de la première production de ce groupe, mais s’il faut se fier à ce qu’on y entend, ça ne sera certainement pas la dernière. La pochette du CD, bien que très impressionnante, ne contient pas suffisamment d’information à mon goût, ce qui fait que je ne suis pas tout à fait certain de l’identité du chanteur principal, mais son timbre rappelle parfois Bob Dylan, avec cependant beaucoup plus de justesse ! Nous sommes en présence d’un groupe Français visant le son des bluesbands américains. Est-ce un problème ? Pas le moins du monde, parce que rien dans le son du groupe ne trahit ses origines et il y a gros à parier que de nombreux  groupes seraient prêts à donner beaucoup pour obtenir exactement ce son-là.

Dans l’ensemble, c’est un excellent album, bien réalisé, comportant d’excellentes chansons originales, malgré les nombreuses répétitions de certains refrains. Love to Kill présente un délicieux travail de guitare et le morceau Forgive met en lumière le jeu superbe du saxophoniste Richard Raux. Voici un disque sur lequel les musiciens se complètent sans la moindre trace d’égocentrisme. Si c’est typique de ce qui se passe sur la scène française en ce moment, je vais me rendre là-bas l’été prochain afin de rencontrer ces gars !


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Texte original :

BLUES MATTERS, APRIL 2015

SHIP OF FOOLS — SEA OF ROCKS
Independent

Blues from the Delta is what we have come to expect, but not from the Rhone delta in France!

 13 tracks all originals from what appears to be a 4 or 5 piece with additional guests as required. This is the first release from the band and if it’s anything to go by, surely won’t be the last. The very impressive CD sleeve doesn’t give as much information as I would have liked, so I am not entirely certain who the main vocalist is, but at times, he has a very Dylanish sound, albeit a lot more tuneful! Does it matter that this is a French band trying to sound like a US Blues band? Not a bit of it, as there is nothing in the sound to give away their origins, and I wager that there are several bands out there that would give a lot to sound just like this.

Overall this is an excellent well produced album with great original songs, even if the titles are repeated several times. There is some very tasty guitar work on Love to Kill and on the track Forgive, the addition of saxophone played superbly by guest musician Richard Raux. Once again another album where the musicians complement each other and there are no great egos at play here. If this is typical of what is going down in France now, I am going to be over there again this summer trying to track these guys down.