mercredi 27 août 2008

Les Copains d'abord



Voilà, mission accomplie.



Je découvre progressivement de petites victimes de ma chute dans la vase. Les batteries rechargeables tombent en panne les unes après les autres. Un petit cahier dans lequel je note des adresses et je griffonne des machins sans importance a été rendu illisible. Pas trop grave, je transcris à mesure. Une petite boîte de plastique dans laquelle j'entreposais des cailloux destinés à monsieur Brassens a glissé d'une poche latérale. J'ai dû en chercher d'autres, tant mieux, ça me détend.

Toute la nuit dernière, j'ai fait des rêves de noyade. Mais contrairement à l'habitude, ce n'était plus mon amour, qui se noyait, c'était moi.




Donc j'ai repris la route dès ce matin, histoire de briser la terreur.
Après tout, je me suis juste un peu baigné dans de l'eau sale.

6 commentaires:

david t a dit...

c'est dur pour le moral, les accidents de vélo. vas-y relax!

gaétan a dit...

Yeah!

McDoodle a dit...

Merci Mec.

Gomeux a dit...

Grazie, &.

Salut George!

pHiLoGrApH a dit...

Si petit, ce monde... A 17 ans, au cours d'une joyeuse épopée en autostop, je me trouvais au pied de cette même tombe, heureux que rien ne la distingue des autres, qu'aucune pancarte n'y mène, qu'aucun badaud ne m'y précède, déçu quand même qu'elle ne soit pas sur la plage. Ainsi, tu as trempé ton corps dans une portion d'univers qui baigna le mien auparavant et par laquelle Brassens passa mort.

É. a dit...

Honneur que nous partageons également avec la plus belle des fiancées cadavériques.