jeudi 18 septembre 2008

Bouchon

— Bonjour madame, vendez-vous des limonadiers ?
— Des tire-bouchons, vous voulez-dire ?
— Si vous préférez.
— Non.

...

— Bonjour madame, avez-vous des tire-bouchons ?
— C'est un ouvre-bouteille, que vous cherchez.
— Bien vu. Merci de me corriger. Alors ?
— Non. J'ai vendu le dernier hier et je n'en attends pas d'autres.

...

— Bonjour monsieur, je cherche un ouvre-bouteille.
— Un débouche ?
— Parfaitement.
— De quel genre ?
— Le type qui permet l'accès au pinard dans la bouteille.
— De toute façon, j'en ai pas.

...

— Bonjour madame, je parcours la France à la recherche d'un débouche.
— Ah bon ?!
— Si.
— Et vous n'en trouvez pas ?
— J'y travaille.
— C'est ahurissant !
— Plutôt. Chez nous, y a pas de vin, mais nous trouvons facilement des limonadiers.
— Qu'est-ce que c'est que ça ?
— Des ouvre-bouteilles.
— Vous voulez dire des tire-bouchons ?
— Oui. Merci de me reprendre. J'apprends le français.
— Oh, vous y arrivez fort bien.
— Trop aimable. Alors ? Z'en avez, des… euh…
— NON ! oh grand dieu non ! Je ne bois pas.
— Mais vos clients ?
— J'ai des casse-noisettes.
— Vous voulez dire des casse…

13 commentaires:

Miléna a dit...

Typique. Je suis crampée.
T'as essayé de demander du beurre
ou le chemin qui mène à un phare?

Tu verras. La grande rigolade encore une fois.

Gomeux a dit...

Je comprends pas.

N°m° a dit...

je passe dire merci
(mais je passe aussi sans rien dire)

sabrons,
buvons,
noyons!


à bientôt!

Doparano a dit...

C'est très drôle ce billet là!

Arrête de boire ça va être plus simple Mac !

xxx

É. a dit...

Pour beurre, pain, tous ces mots imprononçables de la langue française, du moins pour des barbares comme nous, Québécois, je suis arrivé très vite à la conclusion, et ce y a douze ans, que c'étaient deux langues, et qu'y avait pas de honte à parler fort pour que les sourds comprennent et pas de honte à parler parisien pour s'assurer de ne pas mourir de soif. Les Cubains comprennent « buenas flavorre pleazo friendo », mais les français n'ont aucune idée de ce que peut vouloir dire « à date » ou « magasiner ».

Vinosse a dit...

Excellent!

Sinon, moi qui suis Saintongeais avec des ascendances savoyardes(traduisons: j'ai des ancêtres communs avec un paquet de québécois et d'acadiens), je me retrouve quand même dans pas mal de vos tournures de phrases, quand elles ne sont pas trop anglicisées...

Mais sinon c'est pareil pour n'importe qui ici aussi: dès fois faut savoir parler avec les mains... ça va plus vite!

AL a dit...

Moi, libraire à Montréal, m'adressant à des clients touristes français en quête d'un activité touristique très "typique".
- Allez au marché Jean-Talon ! C'est en plein le temps du blé d'inde.
- ...
- Du mais, si vous préférez. Achetez une douzaine d'épis, faites-les cuire huit minutes dans l'eau bouillante, sans les feuilles, et croquez les grains à même l'épi, avec du sel et du beurre...
- C'est quoi, zubeurre ?

É. a dit...

C'est comme parler dedans !

Gaétan Bouchard a dit...

Un Français à un Québécois:

-Tous les jours, avant de partir au travail, j'embrasse ma femme et mes deux gosses!

-T'es un hostie d'acrobate, toé chose! que lui répond le Québécois.

McDoodle a dit...

Mettre du beurre dans le pinard ?

Gomeux a dit...

Ouais, mais tout ça m'explique pas pourquoi t'as besoin d'un débouche pour un Glenlivet!

Yvan a dit...

Les français sont en général beaucoup plus fermés que les québécois sur la langue française.

Nous sommes des éponges, ouverts à tout: l'anglais canayen,l'américain, le québécois et le français moyen.
Les québécois sont les plus bilingues d'Amérique du Nord câlisse...Les Français exportent leur manière de vivre partout où ils voyagent, comme les américains.

Cé pas ça voyager calvaire, voyager c'est s'ouvrir me semble.S'adapter.
Peu de peuples savent s'adapter comme nous.Cé pas compliqué me semble. Ouverture, chose.
Comment ça se fait qu'on est pas encore un pays, sacrament!!!

Ben kin, jeul sé. On a peur d'avoir peur dans nos ptites culottes de provinciaux féodalisés par l'aristocratie financière anglophile cotée en bourse.
Osti de boomers sales.
L'exception confirme la règle sacrament. Hypocritesnombrilistes.Pourritures molles sans colonne vertébrale.Des poulpes politiques qui ont depuis le dernier référendum, choisi le camp de leur popoche crasseuse d'égocentrisme financier.

Ouais 'sti, ils consultent désormais leurs conseillers-finances à la bourse pour se rassurer dans leur "retraite-défaite pépère".
En cas de récession pour compenser leurs pertes, ils achètent à bas prix d'autres actions sans aucune conscience politique des conséquences.

Race de mauviettes, je vous méprisent.Vous les boomers qui avez créé cette époque où vous vous êtes tout donné avec générosité, vous retirez maintenant vos billes de l'échiquier et laissez les générations subséquentes dans leur merde.Ah bravo,vous êtes encore pire que toute autre race, parce que représentative de la mienne égoïste.

On a toujours eu les attributs d'une nation, mais on a jamais eu le courage de la réaliser.
Jamais, et avec la population qui vieillit, j'en fais mon deuil. On aura eu ce qu'on mérite, bien fait pour notre gueule, couards et peureux que nous sommes; mais vous Boomers qui avez dominé MON époque québécoise par votre sur-nombre, surnuméraires que vous êtes, n'avez pas eu le courage de vos idées, vous vous êtes pitoyablement effondrés sous le capitalisme sauvage.

Un certain moment vous étiez péquistes pour le pays, puis mine de rien êtes devenus libéraux, fédéralistes. Vous avez troqué la veste libre défiante, pour le carcan doux financé. Allez chier bande de lâches.

On a eu deux chances, vous les avez sacrifiées.
Crevez-donc au plus criss maintenant,que j'aille pisser sur vos tombes de défoulement.

Désolé Mac, j'ai saisi la perche.
À toi de me dire si j'ai exagéré.

mama cat a dit...

ouh lalala
Yvan le messieu est pas content. mais en dépit de mon accord pour sa tirade, j'aimerai rajouter que les maudits Français vont toujours faire le maximum pour faire sentir leur interlocuteur comme une bourrique. Mais, mais mais, quand ils décident à être gentils ( ce qu'on appelle nous autres normaux), on est tout humide et ému par ce trait d'humanisme qu'ils camouflent sous leur jupons de condescendance.
Tiens, Yvan c'est contagieux..