vendredi 5 septembre 2008

Coup de foudre




La pluie, forte. Je suis réveillé en sursaut, habitude de campeur. Pas de toile à tirer ni de fermeture éclair à vérifier. Je regarde dehors et je suis tiré du plumard. Attiré. Je pose la main sur la rambarde de fer forgé sur le balcon, cette eau fraîche et contaminée me glace délicieusement, fait dégouliner sur la dalle froide les langes de mon tiède confort.




Je reviens prendre l'appareil, pour capturer toutes ces dégringolades, pour attraper au vol ces écolines qui passent dans la nuit comme de fugaces rêves de foulards lumineux. Et soudain, le grand courroux éclate, la furie initiale et minérale, la rage tonitruante, abasourdissante, tétanisante de cette Terre qui jouit tant qu'elle en déchiquète l'obscurité. Je n'ai qu'à cueillir.







11 commentaires:

Gomeux a dit...

T'es en verve mon sacripant!
Stie de billet.
Ça crounche sous la dent.
Et les photos achèvent la job avec un upper cut.
Jamais réussis à prendre ça en photo, un éclair.
Toi t'en prends mille d'un coup!

Doparano a dit...

Et comme tu cueilles bien. Non mais... Ça réveille bon ça ce matin!

É. a dit...

:0)

Miléna a dit...

CA-PO-TANT. L'avant dernière est terrifiante, on dirait un film d'horreur. Avec ta plume et ton oeil de vitre, tu fais des p'tits miracles.

Vinosse a dit...

P'tin, ferme la f'nêtre... Ça peut rentrer!

McDoodle a dit...

Les écolines, les foulards lumineux... ça m'fait fondre!

Pis les photos, ça Thorche !

É. a dit...

Voilà qui éclair.

É. a dit...

Devant une telle nuée de bon vent, impossible de rester statique.

Matheo a dit...

Coup de foudre pour la première; la maison, ses volets, ses couleurs, sa sinistre émotion.

Justifie vos récents déboires qui y mènent.

Raymond Bock a dit...

Moi c'est plutôt la deuxième. Exactement le genre choses qu'on ne voudrait pas découvrir en ouvrant sa garde-robe. Ça inonde les vieux souvenirs.

gaétan a dit...

Mes hommages Monsieur l'écrivain!