jeudi 5 novembre 2009

Avant Dernière Virée à Rhede






Nous y sommes allés pour un petit 25, en cette matinée glacée du Östfriesland. Nous avons erré un peu au hasard. Joachim m'a encore fait découvrir quelques coins splendides. Je ne photographie pas beaucoup de ce temps-là, j'ai la flemme d'ôter mes gants. C'est que ça caille pour vrai ! Hi, hi, hi. Si je retrouve un jour le Québec, qui sait comment réagira mon corps enmauviettisé par la clémence européenne ? J'ai jamais aimé le froid, il faut que je l'admette. Mais je me souviens d'une époque où 5 degrés, c'était pas encore un temps à mettre des pantalons. J'arrive pas à croire que je me suis baladé à vélo par -30 ! Dans une autre vie. Un autre siècle. Un autre monde. Je rentre bientôt dans le Languedoc. Petit rosé sur la terrasse du café du jardin avec les potes, au soleil, sous la vigne assoupie.

En attendant, je travaille fort à me trouver des toits sur la tête pour le chemin du retour. Je ne vais pas jouer avec le feu et dormir dans l'eau frette avant au moins deux semaines. Mon corps se remet à peine de la tornade qui l'a terrassé. Eh, eh. Terrasse. Uhmmmm…

8 commentaires:

Venise a dit...

Oui, oui, Éric des toits chaleureux au-dessus de ta tête !

T'en prends peut-être moins souvent des photos mais en contrepartie nous sommes gâtés en mots. Mais ces petites dernières prouvent que même déganté, tu ne grelottes pas !

Vinosse a dit...

Dernier chapitre où l'on s'aperçoit qu'enfin les photos sont réalistes pour la saison et ne présentent pas des arbres au mois d'Avril, un jour de Toussaint!
Et où l'on comprend pourquoi: difficile de faire "clic" ou "bzzz" avec des mouffles !!!!
Et un cache-nez...

Tu fais du stop au retour ???

É. a dit...

Aah, Vinosse.
:0)

Mes potes Allemands, ceux qui m'ont emmené voir Tinner Lohe, ont lu ton commentaire. Ils étaient ébahis, éberlués, estomaqués, se pissaient presque dessus en se tapant les cuisses. Il a fallu que je leur explique. Pourtant, leur pays a bien profité de cette maladie, qui était endémique dans la France des années 30 et — il me semble — n'a fait que progresser depuis.

Note de bas de page dans laquelle on apprend que quand un Français sombre dans sa phase normative, aucune dose de réalité ne peut plus le toucher. J'appelle ça le syndrome Maginot. On aura beau lui mettre le nez dedans, si sa certitude cartographique dit que cet étron de saint-bernard est un gâteau aux noisettes, il mangera avec délectation, si grande est la puissance de sa capacité d'auto-hypnose à remplacer le territoire. J'ose même affirmer qu'au lieu d'excréter ensuite des restes d'étron de saint-bernard, il y a de fortes chances qu'il mette à bas des lambeaux cartographiques représentant un gâteau aux noisettes.

Le plus merveilleux dans tout cela ? Une fois les Nazis en train de parader sur les Champs Élysées, il vous dira : « Je l'avais dit ! ». C'est que cette norme, ne tenant à rien de plus qu'à une manœuvre aristotélicienne de nomenclature bispéculative, peut être changée en un clin d'œil. La notion n'a pas la moindre importance, c'est la certitude, qui est en béton armé.

Inutile de tenter de prouver à un Français en pleine crise normative que 2 et 2 font 4. Il ne démordra pas de son « 22 ». Par contre, c'est lui-même qui arrachera les cheveux de son voisin une heure plus tard, en tentant de lui faire admettre que 3 et 3 font 6, et non pas… 33.




Tiens, tu m'as étampé un joli sourire au visage, en ce matin d'automne/été/hiver/chais-tu-moué-asti…
Allez, cher Cougnât, je t'aime.
Bise…

Vinosse a dit...

Je sais, j'ai l'esprit très étroit...

Comme Benoit XVI

13 et 3 = 16


Bof....... Elle est vieille!

N'empêche ces feuilles vertes...

Geneviève a dit...

L'Automne est puissant là-bas, où vous vous tenez.

É. a dit...

Ça vous plairait, je le sens. C'est la ligue nationale des automnes.

Vinosse a dit...

"se pissaient presque dessus en se tapant les cuisses"

C'est bien là l'allemand! Il stocke son excès de bière en culotte de cheval, ainsi lors des ses danses folkloriques si célèbres en culotte de peau rigide, il éclate ses réserves en disant: Ach!! Pipi bitte!

Après ils montent dans leur panzer dévaster les ardennes....

É. a dit...

Y a de quoi modérer mes Ardennes.