mardi 31 mars 2009

Pardonnez-moi l'anglois



This one's for you.

samedi 28 mars 2009

Passer le cap






Je ne suis pas retourné sur la Dune. Une partie de moi croit que Rosie est encore là-bas, adossée à ce pin. Je n'ai pas scruté l'Ouest. Je n'ai pas songé que je tournais encore une fois le dos à l'Amérique. Je n'ai pas frissonné, pour une fois, en pensant à ses innombrables machines à tuer. Nous sommes montés à bord du bac et c'est tout. C'est comme ça que j'espère partir, toujours.

mercredi 25 mars 2009

mardi 24 mars 2009

Gaxuxa chez les genets



La Gaxuche prend des couleurs. Elle ronronne. L'air est délicieux. Le temps est au beau fixe, à l'opposé de ce que j'ai connu lors de mes précédentes visites. Le Cap Ferret est un endroit à l'énergie étrange… Entre mer et bassin, entre époques, entre mondes. Les ombres y tournent différemment. Les sons y ont un timbre légèrement anormal. La forêt se tient, immobile mais pas figée, comme une famille de géants hystériques posant pour la visite. À deux pas, l'Atlantique rageur retient sa hargne et nous laisse profiter du soleil. Demain la Gaxuxa prend le bateau et nous rentrons en Europe.

lundi 23 mars 2009

dimanche 22 mars 2009

Fou de Bassin

Andernos ! Me revoilà ici. La Gaxuche ne connaît pas, elle. Ce sont ses premiers tours de roue sur l'Atlantique. C'est un peu surréaliste de refaire ces piste sans Rosie, sans la petite Star, mais aussi sans pluie, sans froid, sans cafard. Entre mes super-potes palois (un seul L !) Je roule détendu, souriant, calme. Ça faisait longtemps. Les deuils s'éloignent lentement, mais sûrement. Bientôt l'aventure. Moins d'un mois. Ougle !

samedi 21 mars 2009

La Gaxuxa au berceau

Long voyage en vélo-train. La Gaxuxa est de retour dans les Pyrénées. Elle a dormi au hangar qui l'a vue naître, collée sur ses potes d'enfance. On lui a présenté ses nouveaux amis, en compagnie desquels elle s'apprête à rouler sur les traces de Rosie, autour du bassin d'Arcachon. L'air est délicieux et mes hôtes, comme toujours, charmants.

vendredi 20 mars 2009

Petite ronde en Gironde

Je pars ce matin pour la Gironde, rouler un peu avec mes anges Palois.
C'est une petite répétition tranquille.

jeudi 19 mars 2009

Des Nouvelles d'Ambroise

Ça y est, les énergies convergent. Je dois bientôt revoir Jarvis, qui m'avait promis de passer par ici au printemps et j'ai reçu un message d'Ambroise la nuit dernière. La première partie de sa lettre me concerne personnellement et je ne vous en ferai pas partager la teneur. Mais il y avait également un court discours qui vous est destiné :

SCHLSHRT ! Lschclshstsl lsjsjjjlsht, hs shtltssshs. Hsshlshstlstlsllshhlhslht. Shl, shl, shlt.


Bon. C'est un peu littéraire et ronflant, mais c'est Ambroise. Toujours un peu tragédien en coquille. J'ai tout de même infiniment hâte de le revoir en avril.

Gaxuche en Coutach
Les Arches


mercredi 18 mars 2009

Le Retour

La sève monte.
Les amandiers sont en plein épanouissement, qu'on dirait des jeunes filles bardées de flottantes crinolines, rosissantes et rieuses, leurs bras levés au ciel et leurs doigts frémissants dans la brise. Les pommiers bourgeonnent. Les oliviers se prélassent.

Chaque jour, quelques kilomètres de bonnes montées. Mon pote Ian se remet de son opération, à onze kilomètres de chez moi. C'est l'excuse toute trouvée pour se dérouiller les jambes un peu. Les vieilles branches reprennent de la souplesse. Les nœuds se défont, les feuilles bruissent. Le soleil est doux le matin et de plus en plus plombé le midi. Je cours d'un côté l'autre pour tout boucler, pour arranger les choses au mieux. C'est un moment de frénésie avant le calme du voyage. Bientôt, je pourrai dire « le sort en est jeté ». Et j'accueillerai ce qui sera.

Non seulement on verra, ma belle, mais on vivra.
Ou comme disait le Che, ¡ Venceremos !

samedi 14 mars 2009

Alain Bashung ; 1er décembre 1947 - 14 mars 2009



Câlisse. Nous sommes un peu plus seuls, ce soir.

Gaxuche en Coutach
Roches n'roll 2




vendredi 13 mars 2009

jeudi 12 mars 2009

lundi 9 mars 2009

dimanche 8 mars 2009

Bonne Journée !



On n'existe

pas
sans faire

— Simone de Beauvoir,
Pour une morale de l'ambiguïté

jeudi 5 mars 2009

Nouveau

J'ai étudié en arts visuels. J'avais commencé à peindre vers huit ans, comme tout le monde, dans l'émoi et l'enthousiasme, après avoir visionné un film à la télé mettant en scène un peintre plus célèbre et meilleur que tous les autres. J'ai vite compris, entre les murs du Fine Arts de Concordia, que si je voulais éviter la prison, vaudrait mieux que je ne côtoie pas trop d'artisss môôdernes… Alors je me suis concentré sur la zique, puis ensuite la litté. Mais la photo, je me la gardais pour les vieux jours. Eh ben selon le miroir dans l'entrée, ça y est. Et depuis hier, j'expose. C'est à la Galerie Vidourle de mon petit hameau. Cinq photos de Charkane.

Bizarre, quand même, la photographie. C'est tellement arrêté dans le temps. Figé. Elle vont passer le mois de mars là-bas, près de la rivière. Marrant.

mardi 3 mars 2009

Courbatures

Je me lève chaque matin endolori et magané comme si mon club avait joué la veille contre une gagne de cro-magnons cokés qui portent leurs noms sur leurs maillots. Pour la première fois de ma vie cyclorandonnesque, je m'entraîne un tout petit peu en vue de l'aventure qui m'attend en avril. Mais ce ne sont pas mes balades à vélo qui me rompent et me scient. Au contraire. Non, c'est mon travail d'écriture. C'est le sujet.

J'ai l'impression de me plonger chaque jour dans un morbide réacteur et d'en sortir irradié, décoloré, affaibli. Le lendemain matin, c'est exactement comme si j'avais lâché les gants pour en rouler un à l'urgence. J'ai mal aux mains, aux avant-bras, aux épaules, au cou, au dos…

Je vais le terminer, mon Mauvais Siècle. Je l'aime parce qu'il me nourrit et m'apaise très profondément, me fait apprendre et œuvrer. Je l'aime parce qu'il me libère, surtout. Il me permet depuis deux ans de peler une à une les épidermes de fausseté qui m'alourdissaient depuis la nuit des temps. Depuis le premier bulletin de nouvelles, depuis le premier film de guerre, depuis la première visite endormie au milieu des marchandises.

J'ai quitté mon continent sans regret et de même façon, sans atermoiement, je quitterai mon siècle. Je vais le terminer, ce livre horrible et fou, mais après, quand je l'aurai confié aux autres, je serai enfin libre de lui et, d'avance, j'en jouis, j'en éclate de rire, tout seul dans l'aube fraîche.