dimanche 30 août 2009

10 000

Dix mille kilomètres depuis le début, depuis Paris, premier octobre 2007, bientôt deux ans. Cinq chaînes, trois cassettes, dix pneus, 5 compteurs, trois guidons, quatre selles, deux fois quatre sacoches, deux vélos, six guidolines, deux manteaux, trois imperméables, sept paires de gants, quatre paires de chaussures, cinq casquettes, deux foulards, une bedaine, deux rasoirs, sept cent ciels, des terralions d'étoiles, trois cent brouillards, quatre cent averses, deux mille chats, trois mille chiens, deux cent morons, cinq cent potes, trente amis, sept chutes, mille délices, onze perles, quatre mers (bientôt deux autres), treize pays, cent-mille bonjours-servus-guten tag-dobre dyen-yanapot-dobardan-buna ziwa-djen dobje, et j'en veux encore.

Je dévoile un truc, tiens. Je projette d'autres expéditions. Parmi les rêves futurs : le tour de le Méditerranée, de Sauve à Sauve ; L'Eurasie du Nord et du Centre, en passant par la Scandinavie à l'aller et par la république Tchèque au retour ; Cuba d'Ouest en Est, de Pinar del Rio à Guantanamo (haut contenu politique - revendication de fermeture de la base US) ; La route de la soie, de Londres à Shanghaï (ou jusqu'à Sydney) ; et bien sûr… le tour du Monde, genre.

Chez Nic Copernic

Il n'a pas de tombe, le vieux Nic. Le croiriez-vous ? Il y a un projet pour en installer une l'an prochain. Eh ben ! On a retrouvé ses restes dans les murs de la cathédrale où il fut chanoine, sans stèle, sans inscriptions, sans rien. J'ai donc disposé les cailloux en cercle à même le sol (vache d'évocation symboliste du système solaire !). J'ai demandé à tous les guides et officiels sur place, personne ne sait pour quelle raison il a été enterré comme un voleur. Personne ne s'était même posé la question. Bof, là où il est, il doit bien s'en battre l'endive, le Copernichou.





samedi 29 août 2009

vendredi 28 août 2009

D'Olsztyn à Elblag







Z'en disent, des choses, les gens. Par exemple, j'ai entendu dire partout que la Pologne, c'est plat. Je les invite, ces gens, à parcourir Białowieża - Elblag sur un vélo bien chargé. On se reparlera de ce qui est plat ou bosselé. À dire vrai, cette région a plus de galbes qu'un vestiaire de ballerines avant la répétition. Cela étant dit, c'est jouissif. La région des lacs est tout à fait splendide. Et… Chais pas, pour une raison ou une autre, je pédale sans atermoiement, je fonce, je rigole, je passe partout. Allez ! Vas-y !… Je suis dans ma meilleure forme à vie, même si je fatigue un peu. Seul bémol… La Gaxu a un (gros) bobo. Va falloir y foir une fois pour toutes. Ça sera radical.

De Juszkowy Gród à Myszyniec








Le Narew. Depuis Bialowiesza que je fais joujou avec ce fleuve. Ma route l'aura traversé d'innombrables fois. Je le laisse pourtant aujourd'hui pour de bon. Lui part au Sud grossir la Vistule et moi je vais au Nord, me jeter dans une autre mer, la Baltique.

jeudi 27 août 2009

mercredi 26 août 2009

mardi 25 août 2009

Bialowiesza cha-cha





Des Cailloux pour Copernic



Très chères Gachuchistes, amis Roseurs, c'est l'heure de commander des cailloux. Dans les prochains jours, j'irai caillouter le vieux Nic. Celui-là même qui a risqué sa vie pour affirmer que le Soleil ne tournait pas autour de la Terre, mais l'inverse.

Bialowiesza ronronne

Je roule en silence et je marche à pas feutrés. Lorsque je croise des bruyants, je ne peux m'empêcher de les fustiger du regard. J'ai comme l'impression très appuyée et profonde que c'est ma cathédrale à moi, ici. Ce sont mes vitraux, mes nefs, mes clochers. Je le sens comme tel. Les chemins mêmes que j'emprunte me paraîssent autant de sacrilèges. Ce n'est pas religieux, pourtant. Comprenez-moi bien. C'est… Euh… spirituel.

Je dors 14 heures par jour et mes siestes pullulent de rêves doux, tristes, érotiques ou violents. Je suis serein, mais pas éteint. En fait mon âme flamboie comme un bûcher sylvestre.






lundi 24 août 2009

dimanche 23 août 2009

Bialowiesza, déjà

C'est un sacré coup dans les poumons, en arrivant. Le vert, le vert, le vert. Je plonge dans une mer d'émeraude. Les premières heures, je crache sans arrêt. Je crois bien que la pollution Serbe, Roumaine et Ukrainienne quitte mon corps en cohortes rageuses et me laisse tout épuré, calme, presque hagard. Je dors depuis. Jour, nuit, matin, je dors, dors, dors.