dimanche 31 janvier 2010

Amphoirisme keuchel 54

On dit que les diabétiques sont fabuleux sous la tente. C'est parce que l'hypo campe.

samedi 30 janvier 2010

Amphorisme 29

Je suis parti de rien pour aller nulle part et je suis revenu à zéro.

vendredi 29 janvier 2010

Reposez en paix, msieur Salinger

Amphoirisme keuchel 77

J'ai toujours cru que dans la vie, il faut foncer. C'est pour ça que j'aime pas les blonds.



jeudi 28 janvier 2010

Amphoirisme opus 44.1

Yes we cagne !

mercredi 27 janvier 2010

Fermeture

Ce blog est officiellement en grève en attendant qu'Ivan le Terrible ait acheté mes livres.

Mon Petit Piton en rappel

Mon Petit Piton

mardi 26 janvier 2010

Amphoirisme opus 800

— Je dirai donc que je vais faire une performance de danse dans un festival à Genève.
— Moui.
— Ce qui est vrai.
— Moui.
— Je dis toujours la pure vérité… à mes clients.
— Clair.
— Je ne peux tout de même pas leur annoncer que je pars me la couler douce pendant dix jours. Ils vont dire que je tire au flanc.
— Tu fais bien. Une fois, j'ai avoué à ma cliente que j'avais fait son contrat par Internet, vautré sur une plage cubaine…
— Oh.
— Elle ne m'a plus jamais donné de boulot, la grosse morue ! C'était y a quatre ans. Pas une fois, elle m'a rappelé, sans blagues. Pourtant, je ne lui ai jamais rendu que des travaux impeccables, minutieux… rââffiiinés !
— Oh. L'infâme !…
— Si-si, que le diable lui croque le cul !

lundi 25 janvier 2010

Amphoirisme 2381

— Uhm.

— Uhm ?
— Non, rien.
— Convions l'inspiration.
— Un truc de Scrabble ?…
— Oâh, non, vaut mieux un truc avec des femmes…
— Bêêh…
— Chais pas, disons… « on me demande souvent pourquoi je trouve les femmes qui gardent leurs chaussettes sexy ».
— Uhm ?
— Euh… « Parce que mon genre de gonze a souvent de moches pieds ».
— Spââ-drôle.
— Vrai. Pfft. Et c'est mal foutu. Faut retravailler un peu.
— Bof.
— C'est qu'une vacherie sans humour, même.
— Ouais, boooof.
— Mais faut absolument un truc ! Un truc chaque jour. Sans quoi le public (si nôôômbreux) lâchera. Ils iront ailleurs, sur des blogs très populaires et drôôles, tu sais. Chez la concurrence.
— Hé, hé, hé, hé.
— …
— Huhuhuhuhuhuhu.
— Tu t'en fous ?!

dimanche 24 janvier 2010

Amphoirisme 18

À la table du café, je me remémore soudain l'excellent potage de la veille.
— Oah, qu'est-ce qu'elle était bonne, la crème de potiron d'hier, Patronne !
— Ça fait honneur aux dames, quand les hommes apprécient leur soupe.
Alors la vieille au fond de la salle, le menton dans son Lillet :
— Au moins une fois de temps en temps…

samedi 23 janvier 2010

Amphorisme 77

Si vous permettez, j'ai laissé mon humilité dans le jardin, il n'y a pas de place dans votre petite maison

vendredi 22 janvier 2010

Al Dente aux Enfers

Pas pour me vanter, mais je viens de faire de sacrées bonnes pâtes au chèvre et citron.

jeudi 21 janvier 2010

Amphorisme 876

Si certaines femmes peuvent paraître froides, c'est qu'elles passent leur temps dans la glace

mercredi 20 janvier 2010

La Vue du Haut de Flaux



Je n'avais pas touché à ma petite Basque depuis notre arrivée en décembre, sinon pour lui protéger le cuir et la déplacer dans le hangar. Même pas honte. C'est toujours ainsi. Pourtant, c'est avec émotion que nos corps se lovaient hier après-midi dans le soleil total. Nous étions presque des étrangers et je passais mon temps à la regarder sous toutes ses coutures, étonné, charmé, surpris. Non, elle n'a pas changé. C'est moi. Bonheur renouvelé.

mardi 19 janvier 2010

Repose en paix, Kate McGarrigle

Amphorisme 458

La ventouse est à la vantardise ce que la tantouze est au tantrisme

lundi 18 janvier 2010

Boucane

Chapitre MCIX dans ma très interminable (même extra-minable) saga du plasticash. Un soir, je parle au téléphone pour une sept-cent-douzième fois à mââm-Crédit, qui m'envoie avec certitude et sérénité à la Banque Postale. Je me présente là le lendemain et la petite caissière a un frisson de terreur en voyant ma carte nord-américaine. Tout de suite elle se hérisse et gémit :
— Noonon-non-nooooon.
Étonné, j'ouvre la bouche pour parler mais elle poursuit :
— On fait pas ça, en tout cas si on fait je sais pas faire mais mais mais on fait pas, je suis sûre et certaine qu'on fait pas en tout cas j'ai jamais fait. Je sais pas faire. On fait pas.
— Euh, bon… Mais c'est mon institution bancaire qui m'envoie chez vous…
Elle hurle désormais (comme à l'intention des clients attendant en file, des collègues assoupis, de toute la France qui lui sera témoin) :
— NON-NON-NON ! Je ne vais pas vous donner de l'argent !
— Mais madame…
— Je ne peux pas simplement vous donner de l'argent comme ça…
— Je ne demande pas qu'on me donne…
— Juste parce que vous voulez de l'argent !
J'implore :
— Euh… Ce n'est pas votre argent, que je veux, mais le mien…
Elle regarde carrément des gens dans la queue derrière moi :
— Non, non, non ! Je ne vais pas vous donner d'argent. Imaginez ! S'il fallait !
— Mais si, il le faut ! Vous êtes accrédités Vizou-International, vous devez pouvoir procéder à une avance de fonds Vizou !
— JE NE VOUS DONNERAI PAS UN SOU.
— Parfait, contentez-vous alors de m'avancer un montant sur ma carte-Vizou…
— NON. NON-NON.
— Comme vous êtes censés pouvoir…
— NON, MONSIEUR, NON.
— Jblbl… blblbl.
Je quitte, humilié, sentant dans mon dos les regards acérés de tous ces bons citoyens soulagés de voir que je n'ai pas réussi à leur soustraire des sous, à eux, aux citoyens de la France, à la planète bancaire qui souffre tant, au monde économique si précaire, aux actionnaires poétiques de la Postale et gérants virtuels du comptoir-minute (comptons les minutes !). Finalement, c'est dans un tabac que je parviens à mettre la main sur quelques sous, en achetant un immense tas de clopes pour un pote, qui me rembourse ensuite. Rattaoui et Shezmou soient loués, quand il s'agit de partir en fumée, les institutions sont encore tout feu tout flammes.

dimanche 17 janvier 2010

Pour ma Pote Didi



Sans l'aide de laquelle je serais aujourd'hui sdf dans le Nord de l'Allemagne.
Y aurait peut-être moins de neige ?

J'Adore !



David Turgeon me fait de temps en temps partir d'un grand éclat de rire.

samedi 16 janvier 2010

jeudi 14 janvier 2010

Paradoxe Hivernal



Je ne sais pas pourquoi je vous raconte tant d'anecdotes reliées à mes fonctions naturelles d'élimination. Dans tous les cas, en voici une autre. Donc, l'affaire est la suivante. Depuis les grandes chutes de neige, le nombre d'endroits où aller faire le petit jardinage nocturne s'est considérablement réduit sur le domaine de la Patronne, du moins pour ceux qui comme moi n'ont qu'une paire de souliers de vélo à se mettre aux pieds. Bref. Je suis donc allé pendant cinq jours au même endroit, à la pointe de la véranda. C'est un lieu exigu qui ne permet pas d’adopter de multiples positions d’arrosage. Il n'y a qu'une posture, toujours la même. En fait, le tir s'effectue à travers une petite clôture de bois qui a la réputation d’avoir été mise en place par la Patronne pour empêcher que Bryan ne mange les poules. Bryan est le nom de son monstrueux berger de la Croze, une espèce de clébard décérébré et enthousiaste, bref, la pire des engeances. En tout cas. On s’égare. Un peu d’ordre et d’attention dans le public, sans quoi je ne raconterai pas la partie poétique et émouvante de mon histoire.

Donc. Où en étions-nous ? Ah oui. La clôture. Par un de ces petits hasards qui font la vie si belle et permettent de profiter des bons temps malgré l’indéniable noirceur de notre époque marquée par les guerres, l’injustice systémique, la socio-schizophrénie et surtout ce petit cancrelat de Mika, la clôture en question crée un filtre qui fait en sorte que mes petits travaux d’horticulture crépusculaire dessinent de ravissants rayons jaunes dans la blanche neige de l’Uzège. Le matin, c’est avec éblouissement que je découvre la progression de l’œuvre pointilliste et naïve née de l’interaction entre l’humanité (représentée ici par mon zizi) et son environnement sauvage et indomptable (la neige dans le jardin de la Patronne). J’entends d’ici les plaintives interrogations des geignards qui gèrent leur temps comme si leur personnage de Second Life en dépendait : « De-y-où-c’est qu'y est-y le paradoxe du titre, man ?! ». J’y viens.

C’est qu’en fait, figurez-vous, ces rayons dorés ne sont pas sans rappeler les vieilles illustrations du soleil ! Vous me voyez peut-être venir, uhm ? Le paradoxe vient du fait que le soleil (le vrai) est sorti ce matin. Et quelle est la première chose que ce gros imbécile s'est empressé de faire en se levant ? Il a fait fondre la neige, bien sûr ! Du coup, le soleil a effacé le soleil. Le platement vrai a éradiqué le merveilleux (et vermeilleux), détruisant au passage tout le lyrisme qu’il avait pourtant lui-même inspiré. Ironie finale, son œuvre de destruction à peine terminée, le soleil (le vrai) est retourné se planquer derrière un paravent de cumulus affolés et depuis, il pleut. Voilà. La vie est bien mélancolique, certains jours. Tiens, je vous quitte, tout ça m'a donné soif.

mercredi 13 janvier 2010

Regardez-moi cette Racaille





J'en pleure presque. Oh, Vishnou, Aphrodite, Diane, Athena, Kali, exaucez mes prières. Ça parait pourtant si simple.
Ôhhmmmmmmmm…

mardi 12 janvier 2010

Un Pote à la NRF !


Évidemment, la tentation est forte de se crever les yeux de jalousie tout en boutant le feu à sa chevelure, mais il convient de se retenir. Mon ami David Rochefort accouche ce mois-ci d'un excellent premier roman et fait ses débuts (un tout petit peu prometteurs) chez nul autre que Gallimard, collecti0n NRF (rien de moins). À lire n'importe où, dans la baignoire, à la plage, dans le train, le bus, en marchant dans une tempête de neige ou en vernissant la porte de votre abri anti-nucléaire. Il va sans dire que ça décolle la tapisserie.

lundi 11 janvier 2010

Flaux mieux s'y faire

Les passants sont prévenus, en Languedoc, les attaques de marsupiaux font chaque année autant de victimes que les santons des galettes. Casque et vaccins sont pourtant obligatoires

Y a pire Patronne, ça on peut le dire


L'hiver en Uzège, les délices du temps engourdi qui passe, lent, terne

dimanche 10 janvier 2010

Là Flaux Rit dessous la Neige

Le proverbial jardin de givre abrite cent petits oiseaux marioles

La Patronne profite de la caresse des flocons


Le jour s'alanguit sur la lente hécatombe

samedi 9 janvier 2010

vendredi 8 janvier 2010

Uzège : l'Enfer sur Terre

Le ciel, rendu méconnaissable par la nature déchaînée

La… euh… toilette, rendue inaccessible par la nature déchaînée

Le petit étang, inexorablement encerclé par la nature déchaînée

Nous sommes coincés ici. Les téléphones portables ne fonctionnent pas. Plus de cinq centimètres d'une blanche chingada jonchent le sol, et il en tombe d'autre à un rythme impitoyable. En tentant une sortie, il y a une heure, j'ai été touché à la tête. Par miracle, Internet est toujours là (débit pot de mélasse, mais ça, c'est normal). Nous avons encore à manger pour deux ou trois jours (au rythme normal du Languedoc). Mais d'ici 48h, nous manquerons de vin. La ville la plus proche est à deux kilomètres. Tout autour de nous, dans l'indifférence générale, les rares survivants se meurent (surtout de soif). Un de nos voisins en est réduit à tenter de faire fondre la neige pour en extraire l'alcool. Au secours ! Envoyez les hélicos.

mardi 5 janvier 2010

Trahison

Les Cévennes m'ont trahi la nuit dernière. Je suis sorti, comme à mon habitude, pour aller jardiner un peu. Le plancher est toujours froid sur le petit balcon, mais le je trouvais particulièrement douloureux sous mes pieds, moi qui n'avais pas trouvé mes souliers en sortant. J'étais occupé à l'arrosoir, quand je me suis rendu compte que ce qui tombait sur ma peau n'était pas une pluie normale.


C'était un crachin très froid, qui me rappelait un truc que j'avais entrevu à Paris y a quelques jours, mais que j'ai bien connu jadis, dans une autre vie. Je me suis forcé à ouvrir les yeux pour vrai. Le terrain était tout blanc. Une lente valse amenait sur moi tout un peuple de flocons qui se posaient sur mes épaules, sur mes joues, sur mes cuisses, et… là aussi.

J'ai vécu quarante ans au Québec, j'ai connu au moins trois tempêtes du siècle et je me souviens très bien de l'année ou les Canadiens de Guy Lafleur ne perdaient jamais. Mais tabarnak, c'est la première fois de ma vie qu'on me neige sur le poireau.

J'ai éclaté de rire en rentrant, puis j'ai répandu du sel sur les marches de l'escalier. La lune n'est déjà plus pleine. Ce genre de truc ne dure jamais bien longtemps.

dimanche 3 janvier 2010

Les Aubes Coulent à Flaux






Le camp de base temporaire