vendredi 26 février 2010

Les Baigneuses II
aux Auvis, les Poissons Montent aux Arbres

Edith adore grimper dans le sapin au petit matin

Gwenith chante elle aussi un cantique (moins bien)

Ardith patrouille le ciel à la recherche de son étoile

mercredi 24 février 2010

Mes Voisines se Baignent Nues !

Comme toutes les jeunes filles en fleur, mes voisines deviennent primesautières à l'arrivée d'un photographe célèbre. C'est encore pire dans mon cas, moi qui suis en plus un scientifique reconnu et adulé (suite à mes périlleux reportages chez les escargots sauvages de la Gironde) et je dois subir les contrecoups professionnels de mon statut de vedette. Comme vous pouvez le constater, pas une seule de mes voisines n'a su rester naturelle pendant la séance et toutes prennent la pose. C'est raté. Tant pis. La prochaine fois, je me dissimulerai dans les herbes folles qui bordent l'immense lac des Auvis. Dans l'ordre habituel : Bascule, Calcule, Canicule, Caroncule, Clavicule, Crépuscule, Corpuscule, Édicule, Fascicule, Fécule, Follicule, Majuscule, Matricule, Minuscule, Molécule, Monticule, Opuscule, Particule, Pécule, Pellicule, Réticule, Ursule, Ridicule, Testicule, Recule, Tubercule, Véhicule, Vésicule, Campanule, Nulle, Canule et Granule

Carpe Diem ! Judith et Meredith chantent un cantique

Pilule, Gélule, Bulle, Cellule, Funambule, Globule, Mandibule, Noctambule, Préambule, Somnambule, Vestibule, Scrupule, Copule et Crapule se baignent sous les regards bienveillants de leurs grandes sœurs Mule, Émule, Formule, Pustule, Rotule, Spatule, Tarentule, Fistule, Adule, Jules, Crédule, Module, Pendule, Bidule, Libellule et… Monique.

samedi 20 février 2010

Qu'est-ce tu Fais ?!

Certains s'en rappellent peut-être, j'en ai parlé, un des running gags gagas de mon voyage a été cet interrogatoire que j'ai fait subir à des milliers de vaches le long de ma route :
— Qu'est-ce tu fais ? Du lait ?!
Il y avait (et il y a encore aujourd'hui) également une version pour les chats :
— Qu'est-ce tu fais ? Du poil ?!
Pour les chiens :
— Qu'est-ce tu fais ? Tu jappes ?

J'ai une nouvelle mouture de la même question, que je m'adresse quelques fois par jour depuis mon arrivée ici. Ça ressemble à :
— Qu'est-ce tu fais ? Des romans !?
Et effectivement, comme certaines font du lait, d'autres du poil et encore d'autres d'insupportables et rauques hurlements, je suis en train d'excréter du roman. J'espère mettre bas pas moins de cinq bouquins en tout avant de repartir sur les routes, probablement à l'automne 2011. Je viens de confier à ma toute nouvelle et formidable éditrice le premier d'une série de manuscrits et je bosse déjà sur le suivant. Ce sont deux romans, un très court, drôle, sexy et violent ; un dense, dur, infectieux, lourd et malsain. Viendront ensuite mon essai historique, Le Mauvais Siècle, pour lequel j'ai eu une idée folle cette semaine, j'en reparlerai que si ça marche. Je compte aussi sabler et mettre une couche de vernis sur mon recueil de nouvelles, dont une vingtaine ont été publiées dans diverses revues et magazines au Québec et en France.

Ensuite seulement pourrai-je me sentir libre de prendre à bras le corps le projet immense de mon Odyscycle, cette histoire purement fictive d'un gars qui perd sa blonde enceinte et câlisse son camp à vélo par les chemins de la France et de l'Europe, suivi par quelques fantômes, deux ou trois monstres et un escargot.

Croyez-le ou non, il y a encore une autre bouse séchée sur ma tablette, la suite du roman court dont je parlais ci-haut. C'est déjà écrit, mais… en anglais (!) et c'est hyper-méga-poche. C'est un truc qui m'arrive chaque fois, en fait, c'est nul à chier du sang de crotale pestiféré, mais suffit de cent-soixante-dix-mille-trois-cent-quatorze petits changements de rien du tout pour que ça devienne un des plus grands livres de toute l'Histoire littéraire (du moins dans la vaste catégorie ex-ailier gauche bluesman qui finit par écrire deux trois trucs mais crisse soudainement son camp à bicyclette et s'ouvre un blog dont le fond est vert et réécrit ses manuscrits dans une roulotte de cirque quelque part dans le village de Flaux en Languedoc après avoir hiberné à Cognac et à Sauve).

Dans le même temps je compte faire une petite virée cet été, partir d'ici pour aller jusqu'au Pyla en passant par le Canal du Midi. Tout le monde est convié. Certains parlent de se joindre au projet en bateau. C'est ouvert, c'est participatif, c'est chouette. On va se marrer, dans le genre pique-nique, pas de trop de distances, pas du tout de difficultés, etc.

Voilà, chais pas pourquoi je vous conte tout ça, peut-être parce que je constate que je ne jardine pas Rosie autant que d'habitude. Comme je passe en moyenne dix heures à bosser dans mes petites chapelles en bâtonnets, il se passe bien peu de choses. Tout de même, merci à ceux et celles qui sont encore là. C'est pas fini.
Oh non. Ainsi de suite.


Amitiés,
Flaux, Gard, 20 février
É.

vendredi 19 février 2010

Brèves de Plumard : 001

— Ben alors, tu bois encore ?
— Ouais. Je murge ma peine.




mercredi 17 février 2010

lundi 15 février 2010

Défi Photo : Blonde






Je participe pour la première fois cette semaine au Défi Photo lancé par Barbara. Le thème de la quinzaine était « Blonde ».

Je ne l'ai même pas remarquée au début. Je l'ai prise comme on prend toutes les autres, et je l'ai emmenée sous mon bras, comme si de rien n'était. Je l'ai jetée par terre parmi toutes ses sœurs immobiles et je ne lui ai pas remarqué la moindre grâce. C'est véritablement au moment de la plonger dans l'âtre que j'ai été interloqué, non pas par ce que j'ai vu, mais par mon sens du toucher, alors que j'ai été subitement pris d'assaut par une sensation troublante, au moment de la soulever de terre. Je l'ai alors bien regardée, moi qui la tenais maintenant à deux mains, une sur chaque hanche, et j'ai bien dû admettre mon émotion. Je suis comme ça, je ne pouvais juste pas m'en séparer ainsi. Je l'ai donc mise de côté sans trop y réfléchir et j'ai enfoncé une de ses collègues à sa place dans la chambre de combustion.

Pendant deux ou trois jours elle a vécu adossée au mur tout près du poêle, parmi les autres placées là pour sécher. Je me suis alors dit que je la photographierais avant de l'embraser, histoire de conserver un souvenir de sa forme exceptionnelle. La Patronne l'a vue elle aussi (« Oah, elle est gaulée, celle-là ! »), puis nous nous sommes mis à lui montrer une certaine considération, à la traiter comme membre à part (presque) entière des citoyens de la République des Auvis. Bref, je sais désormais que je ne pourrai jamais la mettre au feu, ma petite Talia et qu'aussi longtemps qu'elle le voudra, elle pourra occuper dans la roulotte le poste de blonde honorifique.

dimanche 14 février 2010

Des Tas de… de Malades !



Deux jeunes fous sont apparemment sur le point d'entreprendre un tour d'Europe à vélo avec un piano droit dans leurs bagages. J'attends juste de voir si ce ne sont pas des n'importe-quoistes avant de vous en parler pour de vrai. En attendant, voici le site d'une bande de vrais très très hallucinés qui ont réalisé l'objet. Bon, ils ne voyagent pas avec, mais euh… C'est déjà bien assez pour les qualifier de fous furieux et offrir à toute la bande la citoyenneté Mollomollets honoris causae.

samedi 13 février 2010

Le Jo au Soleil


Le Joe prend sa vitamine D


Uzès fait la belle


Le Joe exhale un fantôme de taureau enragé

vendredi 12 février 2010

Le Feu

Quand j'étais môme, il y avait un foyer dans la maison familiale. J'ai pu apprendre les rudiments. Puis, dans les camps de survie et tout ça, j'ai même su comment allumer un feu avec des silex et en frottant des brindilles dans un sillon. Malgré tout, quand je suis débarqué à Flaux, j'ai eu tous les problèmes du monde à enflammer les bûches dans le poêle de la Patronne.


La première fois, ça devait être le deuxième ou le troisième matin, tout le monde était allé faire des courses et j'était seul dans la cabane. Je me dis que ça serait gentil de ma part de faire un feu. Eh bien, sans blagues, je n'arrivais même pas à embraser une boulette de papier. Je tenais le briquet tout contre un coin de la feuille, la flamme léchait bien la page, rien à faire. En insistant, j'ai réussi à faire prendre quelques bouts de journal, mais après dix secondes dans le poêle, ça s'éteignait. Il a fallu que la Patronne et le Jo allument les feux à ma place. La honte.

J'ai décidé que je recommençais par le tout début et j'ai accepté de bonne grâce mon rôle de vieil apprenti. Les principes n'ont pourtant pas changé depuis quarante ans. Boulettes, ti-bois, bûche. Pyramides, respiration, braise. En tout cas, ça s'est véritablement remis à marcher il y a trois ou quatre jours, lorsque je suis revenu de Sauve avec mes bouquins. J'avais laissé tout le contenu de la biblimobile à Robert Crumb, qui a presque tout lu (et intégré) en huit mois.

Dans cette pile de bouquins se trouvent consignés les passages sur terre de nombreux funestes ersatz du diable, les Harriman, Staline, Rockefeller, Bernays, Churchill, Roosevelt, Hitler, Mussolini, Goebbels, Franco, Batitsta, Nixon, Warburg, etc. Malgré tout, je ne crois pas que ça soit la forte présence du démon dans la roulotte qui fait que je sois désormais capable d'allumer mon feu. Je pense seulement que mon corps, mon âme et mon aura ont fini par sécher, qui avaient été rincés de fond en comble par les grêles et les averses des derniers mois. Jusqu'aux os de mon corps astral qui avaient besoin de se drainer, avant que je puisse brûler le moindre fétu de bois sec.

jeudi 11 février 2010

Le Chat de Simon



Découvert chez mon ami Cola

mardi 9 février 2010

Amphoirisme 2001, L'Audition du laid se passe

Toujours s'assurer de recharger ses batteries. Voilà le secret du sexe à pile.

lundi 8 février 2010

Amphoirisme 222

La plupart des poètes finissent avec le foie pourri mais possèdent au moins un rein beau.

dimanche 7 février 2010

Amphoirisme 440

Le comble, pour un sale type, c'est de se réveiller dans un lit avec un poignant sentiment de culpabilité, pour se rendre compte qu'il est revenu à la maison tellement pinté qu'il a tiré sa propre femme.

samedi 6 février 2010

Maison, Sucrée Maison





Ben voilà. J'abandonne l'idée de retrouver Sauve. Pour le moment, toutes les portes y sont fermées, alors qu'à Flaux, c'est l'inverse. Si ce voyage m'a appris un truc, c'est bien de rester peinard pendant que l'averse fait sa vie. Alors hop ! J'habite officiellement cette roulotte magnifique jusqu'en juin. Au menu, soleil, pluie, étoiles, lune. Je travaille fort. J'écris. Je songe. Je réécris. Le ruisseau suit son cours. J'ai même un petit coin pour recevoir des invités. Venez faire un tour !


vendredi 5 février 2010

Amphoirisme 8.1

— C'est quoi, ça, le cidre de corneille ?

— C'est genre de la racinette.

jeudi 4 février 2010

Pau Porno

Je viens de passer une semaine délicieuse chez mes amis de Pau.
La plus jeune personne de la famille a l'habitude de venir me rejoindre dans mon lit.
Miam. Miaou.




Son nom est Puff.



mercredi 3 février 2010

Amphoirisme 99 chapitre 6 verset 2.1

Un prix Nobel assuré ! Des scientifiques ont fait une découverte sidérante récemment. Il semblerait que certains petits fruits soient capable d'entendre. Il s'agit sans doute d'une autre preuve de la sagesse de nos ancêtres, comme le rappelle ce vieux dicton :

Les mûres ont des oreilles

mardi 2 février 2010

Euuôôh ?…

lundi 1 février 2010

Amphoirisme tome 19

Scoop. De source sûre, nous apprenons qu'une intrigue lie la femme du président français et un célèbre reggaeman africain d'extrême gauche. La première dame de France aurait même déjà trouvé le prénom de son enfant. Comme les deux conspirateurs romantiques sont férus de musique et d'opéra, leur petit portera le nom de… Verdi Blondy-Bruni.