mardi 30 novembre 2010
Guy Debord, 28 décembre 1931 - 30 novembre 1994
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Sujet : Mémoire
dimanche 28 novembre 2010
Amphoirisme 418
Mon imprimante est à court d'encre. Je suis déprimé.
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Sujet : Amphoirismes
vendredi 26 novembre 2010
Amphoirisme 514
Si je comprends bien, ils ont installé une sorte de Barrack noir dans la Maison Blanche.
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Sujet : Amphoirismes
jeudi 25 novembre 2010
Anthony Burgess, 25 février 1917 - 25 novembre 1993

— La littérature n'a rien de facile, mais sans elle, nous sommes perdus.
Décidément, c'est la semaine des sombres visionnaires. Le monde atroce de Clockwork Orange a été rejoint, puis dépassé. Nous continuons désormais, vers un destin insolite sur les flots bruns de la pensée unique.
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Sujet : Mémoire
mercredi 24 novembre 2010
Diego Rivera, 8 décembre 1886 - 24 novembre 1957

Diego María de la Concepción Juan Nepomuceno Estanislao de la Rivera y Barrientos Acosta y Rodríguez a fait scandale en 1940, en insérant un portrait de Lénine dans une fresque commandée par John D. Rockefeller junior pour le hall de son nouveau gratte-ciel à New York. Les pauvres médias ont longtemps cru (z'y croient même encore) que le peintre mexicain avait agi ainsi par bravade. Ceux qui se donnent un peu la peine de fouiller savent depuis Antony C. Sutton que la chose était plus subtile, Vladimir Ilitch Oulianov Lénine ayant servi fidèlement, canichement, oserais-je même affirmer, ses bons maîtres de Wall Street en détournant la révolution populaire de février 1917 au profit des banques états-uniennes.
Rivera a tout de même peint avec insistance le combat de la vie contre l'acier et s'est fait l'allié du sublime dans un monde de plus en plus terne.
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Sujet : Mémoire
mardi 23 novembre 2010
Droit d'Auteur
Les Derniers lambeaux sous le feu des cowboys

Signez la pétition ici.
Les Conservateurs s'apprêtent à couper encore un peu plus les vivres aux créateurs. Il ne s'agit pas de réduire des bourses, des subventions, des cadeaux, des nananes…
Il s'agit d'amputer ce qui reste de notre pitance médiévale.
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Sujet : Embranchements, Guidons
lundi 22 novembre 2010
Aldous Huxley, 26 juillet 1894 - 22 novembre 1963

— Il faut autant de travail pour écrire un mauvais livre que pour en écrire un bon. Tous deux sont le produit sincère de l'âme de leur auteur.
Huxley publie Brave New World (Le Meilleur des mondes) en 1932. Il est inouï de constater à quel point, à quelques gadgets près, ce roman cristallise une vision précise de notre présent. À croire que nos leaders lisent ce genre de bouquin apocalyptique et finissent par rêver de mettre ces cauchemars en pratique.
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Sujet : Mémoire
vendredi 19 novembre 2010
Richard Desjardins
En écho à Gom.
En fait, ma préférée de Desjardins est L'Homme Canon, mais je n'ai trouvé qu'un clip assez moche interprété par une brailleuse à trémolos et une pianiste en gants de boxe. J'aurais voulu ensuite vous offrir Le Cœur est un oiseau par Lou Babin, mais une seule version est disponible, saccagée par un guitariste qui se tripote. La même chanson est audible par France Rochon (mieux connue sous son déguisement d'Amour), mais euh… Ça va pas, non ? Bref, pour citer mon vieux pote Pierre-Yves Thiran, ça beaucoup de « crimes contre le sentiment ». Alors je me contente d'un classique. Les images ne sont pas trop ringardes, à la limite, disons, et quant à la piste audio, ben c'est l'originale.
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jeudi 18 novembre 2010
Euh, Serait-ce encore cet obscur Québécois même pas assez bon pour l'ADISQ* ?
Eh, oui, c'est lui.
Y en aura même d'autres dans les prochains jours.
Ça y est, c'est un festival.
Y aurait pire…
*Mais assez « bon » pour les Grammys.
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Sujet : Zique
mercredi 17 novembre 2010
Daniel Lanois, encore
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Sujet : Zique
dimanche 14 novembre 2010
Un Petit Éblouissement
Le nouveau Lanois est là. C'est chez Terrible que j'ai découvert le petit trésor. Le vieux Dan n'a pas eu l'air de se reposer trop longtemps après avoir terminé son magnifique projet pour Neil Young.
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Sujet : Dérailleurs, Guidons, Zique
vendredi 12 novembre 2010
Crowe, encore
mercredi 10 novembre 2010
Arthur Rimbaud (1854 - 1891)

Mémoire
L'eau claire ; comme le sel des larmes d'enfance
L'assaut au soleil des blancheurs des corps de femmes
La soie, en foule et de lys pur, des oriflammes
sous
Les murs dont quelque pucelle eut la défense ;
L'ébat des anges ; — Non... le courant d'or en marche,
Meut ses bras, noirs, et lourds, et frais surtout, d'herbe. Elle
Sombre, avant le Ciel bleu pour ciel-de-lit, appelle
Pour rideaux l'ombre de la colline et de l'arche
— Arthur Rimbaud
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Sujet : Mémoire
mardi 9 novembre 2010
Jim Jarmush
Down by Law
Un extrait de Down by Law, pour mes amis du Défifoto qui ne connaitraient pas le travail de Jim Jarmush.
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Sujet : Dérailleurs, Mémoire, Échappées
:0)
Quelques trucs se passent au cours de l'exécution de cette sympathique reprise de Little Wing du demi-dieu Hendrix. D'abord, il est délicieux d'observer le dévouement et la concentration de Sherryl Crowe, invitée à doubler la voix d'Eric Clapton, qui chante la pièce avec toutes les idiosyncrasies d'un vieux loup-de-mer habitué à faire à sa manière. Mais surtout, ce qui m'a offert un frisson, c'est ce moment rare, survenant vers la fin du duo réunissant le guitariste et Sanborn, son éternel saxo. Ceux qui connaissent Clapton savent avec quelle autorité cet adepte de la lenteur et de la clarté a l'habitude de surmonter les solistes qui se frottent à sa stature, généralement en se paumant dans les dédales absurdes de la performance.
Certains se rappelleront du fameux épisode de The Last Waltz où Robbie Robertson prend au pied levé le solo de Clapton, victime d'un souci technique, et épate tout le monde en y allant d'un magnifique blow très personnel et flamboyant. Eric Slow Hand sourit, touché par tant de bonne volonté, prend la relève, et amène le morceau quinze étages plus haut, après tout, on est pas là pour se faire faire la nique ! Eh bien pour une rare fois, Eric prendra son trou dans le présent clip, de bonne grâce, à l'hilarité générale du groupe. J'ai des frissons de plaisir à voir tous ces vieux potes jouir du moment. Au commencement de la dernière reprise de la boîte solo, Clapton se pisse un tout petit peu dessus, peut-être encore étourdi par le frottage d'oreilles qu'il vient d'encaisser.
La chose me rappelle un peu le légendaire John McGale, avec qui j'ai souvent partagé la scène, si ce n'est que je ne l'ai jamais vu, ce diable-là, se faire mettre une pâtée. Tous les grands de Montréal s'y étaient pourtant collés. Mais sur scène, personne n'avait autant de cartouches de fureur amusée et d'incendie pince-sans-rire que le vieux McGale. Même pas par Steve Hill à l'époque où il n'avait pas encore perdu son mojo, son âme et son timbre à fréquenter le succès facile des troglodytes adulés.
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lundi 8 novembre 2010
Michel Mongeau, 1965 - 2010
Un ancien coéquipier m'apprend la disparition de Michel Mongeau. J'avais eu la chance de le compter dans mon équipe d'été, il y a de ça une éternité. C'était un magicien, un type bien, un formidable athlète. Tous ceux qui ont joué en sa compagnie en ont gardé un souvenir ébloui.
Un soir, je ne l'oublierai jamais, nous avions tellement de joueurs absents que je m'étais retrouvé sur son trio (que je réservais aux talentueux). À la première montée, il me crie « bureau ! ». J'obéis aveuglément et je me poste en plein devant le filet, malgré qu'il soit rendu dans le coin avec quatre maillots noirs occupés à le rudoyer. Comme j'ai du temps, là, tout seul, j'en profite pour regarder la position du gardien. Soudain, je sens un choc lourd dans le ruban de ma palette. Je regarde, incrédule. Bin oui. Je l'ai ! Avant même de commencer à me demander par quel prodige il a bien pu réussir cette passe improbable, j'entends mon tir qui fait résonner la barre horizontale juste au-dessus de l'épaule du gardien. Ce dernier regarde partout, complètement paniqué. Je commence à m'injurier dans mon casque, mais j'entends Michel qui vient de reprendre la possession derrière le but : « pas grave ! pas grave ! »… Je crois bien qu'il m'a fait marquer deux ou trois buts, ce soir-là, chose qui peut être considérée au rang de ses plus incroyables exploits. Il me forçait à compter en m'utilisant comme mur pour dévier ses tirs. Ça devait le changer de ses présences à Saint-Louis lorsqu'il voyait Brett Hull à ma place. Eh, eh, eh.
Michel avait accumulé 180 points à sa dernière saison dans le junior. Il a ensuite passé sa vie à se faire dire qu'il était trop petit pour la LNH, malgré sa production monstrueuse. Un certain soir, dans la Ligue Internationale, un morlock lui a détruit le visage. Sept fractures à la figure. Un mois la mâchoire brochée, des centaines de points de suture, 10 mois de convalescence. Un ami commun m'avait dit qu'il accrochait ses patins, que c'était, bien évidemment, fini.
Je n'ai pas suivi la suite de sa carrière. Je l'imaginais restaurateur ou proprio d'un bar. J'apprends ce soir, en même temps que l'accablante nouvelle de son décès, que Michel a persévéré dans les mineures jusqu'en 2004. Incroyable. Je m'étais toujours dit que je l'appèlerais un jour, histoire de l'entendre me raconter son incroyable cheminement, lui payer une bière pour tous les souvenirs ébahis, lui avouer que je l'ai suivi comme un fan, la pointe du stylo dans les microscopiques colonnes de stats des Generals de Saginaw ou des Rivermen de Peoria. Le remercier, simplement, parce qu'il fait partie des gens qui m'ont permis de participer durant quelques secondes à ce que je pourrais appeler le grandiose.
Quelques mots sur lui, ici, ici, et ici.
Repose en paix, Michel.
On prendra cette bière, mais ailleurs.
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dimanche 7 novembre 2010
Train-train
Samedi, 5h du mat, réveil. 6 degrés hors des couettes. La tente est secouée par le mistral qui s'est levé au cours de la nuit. J'ai pris l'habitude d'accompagner la Patronne sur les marchés, où elle vend le fruit de son labeur, trois fois la semaine. Je l'aide à installer son stand. Ensuite je prends un café tranquille, puis j'erre un peu dans les rues pour trouver un bon coin. Là, je sors la gratte et je pose le chapeau par terre.
vendredi 5 novembre 2010
Dialogue sur l'Éthique et la géopolitique dans le contexte d'un monde post Onze septembre
L'OUVRE-BOÎTE
Ben dis-donc ? Tu reviens me voir ? T'es gonflée.
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
Ok, mais si tu me refais ça…
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
Tu le refais encore une fois, je t'attache un bras.
L'Ouvre-boîte prend le bras gauche de LOLITA KUNG FU et mime le geste
LOLITA KUNG FU
Prr.
L'OUVRE-BOÎTE
Mais si ensuite tu le refais encore, je t'arrache les deux jambes et la queue.
L'Ouvre-boîte prend les deux jambes de LOLITA KUNG FU et mime le geste à nouveau
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
Et même l'autre bras…
LOLITA KUNG FU
Prrrr bbprrr.
L'OUVRE-BOÎTE
Alors, ensuite, si tu le refais encore une fois, ça sera ta dernière. Tu n'auras plus de membres et tu devras te traîner sur le plancher comme une grosse larve et même je te jetterai dans un seau et tu ne pourras plus jamais en sortir.
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
Et je pisserai dans le seau. Et plus les jours passeront plus le niveau de pisse montera et à la fin tu te noieras dans la pisse. Et tu emporteras dans l'au-delà le souvenir terrible de ces derniers jours de ta vie terrestre, noyée dans la pestilence toxique.
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
En tout cas. Content d'en avoir parlé avec toi.
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
J'en déduis que tu ne recommenceras plus.
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
Des souliers flambants neufs…
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
En cuir…
LOLITA KUNG FU
Prrrrrrr.
L'OUVRE-BOÎTE
Pft.
LOLITA KUNG FU
PRRrrrRRRrrrr.
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Sujet : Rayons, Saint-Quentin
jeudi 4 novembre 2010
Brèves de Plumard 013
Deux gros cartons de bouquins dans les bras
— Ça va aller ?
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Sujet : Brèves de Plumard
mardi 2 novembre 2010
Défifoto
Le mystère résolu !
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Le Crachoir
Sans Connaissance
















