lundi 11 avril 2011

Jacques Prévert, 4 février 1900 - 11 avril 1977

9 dans le peloton:

helenablue a dit…

Ah! Lui, je l'aime tant!

helenablue a dit…

Et puis ce film, aussi!

gaétan a dit…

Devant la porte de l'usine
le travailleur soudain s'arrête
le beau temps l'a tiré par la veste
et comme il se retourne
et regarde le soleil
tout rouge tout rond
souriant dans son ciel de plomb
il cligne de l'oeil
familièrement
Dis donc camarade Soleil
tu ne trouves pas
que c'est plutôt con
de donner une journée pareille
à un patron ?

Le temps perdu
Paroles

non a dit…

les travailleurs, c'est des faignants, et quand ils daignent se joindre au complot, qu'ils crèvent, voyez moi la nuit, car je suis hirsute :

http://www.youtube.com/watch?v=Eexc-6cHva8

piedssurterre a dit…

Les enfants qui s'aiment s'embrassent debout
Contre les portes de la nuit
Et les passants qui passent les désignent du doigt
Mais les enfants qui s'aiment
Ne sont là pour personne
Et c'est seulement leur ombre
Qui tremble dans la nuit
Excitant la rage des passants
Leur rage, leur mépris, leurs rires et leur envie
Les enfants qui s'aiment ne sont là pour personne
Ils sont ailleurs bien plus loin que la nuit
Bien plus haut que le jour
Dans l'éblouissante clarté de leur premier amour

Jacques Prévert

piedssurterre a dit…

Bonne journée, Eric,
Bises
Frankie

manouche a dit…

Ah! tonton Eric tu ne tousses plus?
J'avais dans ma chambrette tous les portraits de J L Barrault; le talent et la passion...

anne des ocreries a dit…

Lui, je l'aime bien...:)

Anne-Ma a dit…

Ah je l'aime beaucoup Prévert.
Merci pour l'extrait