dimanche 25 septembre 2011
John Bonham
31 mai 1948 - 25 septembre 1980
Soufflé par
Éric McComber
autour de
19:40:00
Sujet : Dérailleurs, Guidons, Mémoire, Zique
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Le Crachoir
Sans Connaissance















6 dans le peloton:
Son style me rappelle celui du jeune Émile Duncan....
:0)
http://www.youtube.com/watch?v=0EVNeh9dasI
http://www.youtube.com/watch?v=S4v-_p5dU34&feature=related
m'étais passé un après midi entier chez lionel dans son appart à montpellier vers 1993, à me repasser cette chanson en boucle en me perchant au ricard. y'avait un instant de beauté pure, un peu comme dans l'accord raté qui ouvre la brèche dans le let it be des beatles, pour les connaisseurs. de libération sonique, de délivrance. une brèche.
y'avait un type qui squattait chez moi à l'époque (j'étais un étudiant de la campagne honteux de ma bite), et qui se faisait appeller "l'indien". il disait venir de montréal. sortait de cure de désintox vec son pote vince. un soir, il m'avait foutu sur la gueule dans ma propre cuisine parce que j'avais pas voulu croire l'histoire dans laquelle il racontait qu'il était sorti avec la fille de jacques brel. j'avais lu le spleen de paris de baudelaire toute la nuit en ayant peur. l'histoire de cette femme aux regard noir duquel sortait la lumière. il avait écrit un poème qui s'inspirait du midnight express d'alan parker. ça parlait d'un gars qui appréciait l'air parce qu'il était perché au dessus des toits. en cavale.
un autre soir, on avait regardé "la soupe aux choux avec villeret, carmet et de funès en fumant des joints sur le carrelage, sur ma petite télé blanc et noir. c'était vers 1993. y'a 18 ans et quelques. j'avais honte d'avoir les cheveux longs dans le bus parce que je me disais que les gens "savaient" que c'était pour me cacher que je les laisser pousser sur mon visage, sur le trajet jusqu'à la fac.
le lendemain, "l'indien" s'était excusé de m'avoir pétées les lèvres et les yeux. j'avais bien compris. que ce n'était pas de sa faute. vince me regardait pendant
que je ressentais toute cette terreur.
me sentais humilié.
un ou deux soirs après, j'étais sorti avec "hami", la petite arabe qui se trainait son sida. j'avais gerbé dans les chiottes d'un ami à elle, sa soeur était là. on s'est retrouvé sur mion lit, tous les deux, plus tard... je ne savais pas aimer entièrement.
elle est partie comme insulté par les mots que je lui avais dits : "tu sais, hier soir, j'étais bourré", alors que c'était juste l'avoeu qui disait que je l'aimais toujours, mais d'une autre manière... elle partit. elle avait une renault que je cherchais partout le soir, pendant bien tout le temps que je restais là... dans les rues de l'hébétude. la renault d'hami.
nous avons passée une nuit ensemble à nous réchauffer il y a 18 ans.
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