C'est vrai, bon, que tu jures, te saoules, baises, vis comme un porc, mais c'est pas de ses beeswax. J'y pète une rotule ek mon Louisville Slugger? OK, ok, je l'sais, tu voudras pas, tu veux jamais. Pis mon exercice, moi?
j'reste en banlieue et je sors quasiment jamais sauf pour aller au travail. Sinon je serais allée, bin sûr, mais juste si ça se passe dans le jour, à clarté.
Il ne faut pas non plus négliger les bénéfices collatéraux d’une mauvaise critique. Tout le monde n’est pas comme moi, sans doute, mais je ne dois pas non plus être le seul. La critique compte rarement dans mes choix de lectures, du moins pas directement, vu que je courre pas après et qu’elle ne nous saute pas dans la face, en général. Mais, quand le hasard me met en présence d’une critique, souvent, des aspects prétendument négatifs vont justement attirer mon attention sur l’ouvrage décrié. D’ailleurs, si je n’avais déjà acheté, lu et fort apprécié La Solde, il y a des éléments qui le condamnent aux yeux de la tentacule littérairement insatisfaite qui auraient plutôt piqué ma curiosité (d’ailleurs, réduire « être en guerre contre sa propre existence » - ce qui est déjà une réduction douteuse - à « être en guerre contre l’existence », c’est crissement défaitiste pour un donneur de leçon de vie…). Un autre exemple récent, tiens! Je tombe en pitonnant sur Bazzo.tv où elle discute avec son club de lecteurs du dernier Moutier (ah tiens! me dis-je, je l’avais perdu de vue celui-là!), et qui unanimement, si je me souviens bien, n’étaient pas exactement d’un fol enthousiasme, trouvaient quand même le truc assez dur à avaler. Avec des nuances là évidemment et tout en lui reconnaissant d’indéniables qualités mais bon, au total, ça leur restait tout de même manifestement en travers de la gorge… Ben, c’est sûr que ça n’a pas traîné que je mette la main dessus, le dernier Moutier! (Acheté en même temps que La Solde, mais pas encore lu.) Parce que moi, leur commun malaise là, ça m’a drôlement intéressé. Ils auraient dit : Voilà une œuvre écrite dans une langue magistrale, des vérités dures, certes, mais aussi un hymne à la vie à vous arracher le cœur; à mettre entre toutes les mains! Je me serais dit : Moutier est mort ou alors ils ont vraiment loupé quelque chose… Mais là, que ça les dérange autant, ça m’a paru clairement mériter qu’on y regarde de plus près.
Chasseur-cueilleur d'étincelles, berger d'azimuths, clochard à clochettes, sonar à sornettes, connard à cornettes, mollard à mollettes, saoulard à soubrettes, houlard à houlettes, lueur à luettes, dérailleur à raclettes, bonheur à bonnettes, douceur à touchettes, diseur à disettes, ratisseur à diseuses, atiseur à tisseuses, aguicheur à gâchettes, y a pas, non, non, y a pas, en vérité, de chaud métier…
Rosie a été volée à Narbonne au mois d'août. Pas un jour ne passe sans qu'elle ne me manque. La route est longue et les chemins se séparent souvent. Il parait qu'elle est gourmande, la Méditerranée. Je ne lui dois plus rien désormais.
Rosie, Ross, Rossie, Rose... Une dame que j'estimais, un jour, l'a baptisée comme ça : Rossinante. C'est resté. Que voulez-vous. C'était une belle de randonnée, cadre en alu, pleine de plateaux, de gadgets... Elle a franchi son lot de kilomètres, elle avait son âme, sa volonté, elle s'affirmait de plus en plus et, pendant de longues heures, elle me servait d'interlocutrice, dans la douleur, dans le plaisir, dans l'éclaboussade générale et sensuelle qui prend l'humain, à l'effort, en pleine nature.
C'est-tu vrai, ce que t'écris? 100% vrai, donc pure fiction. Les parties inventées ont été contrevérifiées par un avocat et il est démontrable en cour qu'elles le sont. Quant à la vérité, il n'y a jamais rien de plus faux. Du moment qu'on commence à l'écrire, ça devient de la fiction, comme disait l'autre. Donc, oui.
Voulez-vous coucher avec moi, ce soir? Non. Demain après-midi.
Avez-vous remporté des compétitions cyclistes? J'ai 14 victoires, toutes contre des chaises roulantes électriques. Je me fais dépasser par les jeunes en skate.
Est-il vrai que vous soyez le baron marquis de Saint-Lance Lodelak, descendant direct de l'anarchiste hors-la-loi Piotr-Fyodorevitch Bakinoune? En partie.
On raconte que avez envoyé chier Trudeau, Dumont et Sarkozy, c'est-tu vrai, ça, au moins? J'ai jamais rencontré Sarkozy.
J'arrive pas à poster ma question! Mais si.
Moi aussi j'ai écrit des romans! 14!… Mais j'ai fait voeu de ne les point publier. Je crains trop de voir mon talent corrompu par le monde jet-set de la gloire et des honneurs. Pas vous? Crisse ta tivi din vidanges, ti-pet. Nous somes un groupes de 9 étudiant en lettre et nous venont de fonder l'École Litéraire Modernes des Amérique. Vouler-vous faire partie de avec comme genre? Combien ça paye? La ptite rousse a-tu un chum?
Nous sommes moi et ma blonde plus son ex et nous partons une revue littéraire pas comme les autres, que la brochure est en fonte tressée à la main. On vous offre carte blanche pour une chronique vraiment très hard, en autant que vous critiquez rien qu'on aime. Z'avez des têtes de oustitis, toi et ta gonze. Chouette! J'adore les ouistitis.
T'as couché avec ma femme, salaud?! Méé non. C'est elle.
T'es-tu le même Éric McComber qui a pété la yeule à mon cousin au hockey en mars 1998? Non. C'était en avril. Et en mai.
Je veux devenir un écrivain célèbre et influent qui passe à la tivi, mais j'aime pas relire mes textes et corriger mes fautes, peux-tu m'aider?
Bien sûr. Tu la veux où?
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Comme je l'ai fait pour le Crachoir, je m'engage ici aussi à garder copie de tout le contenu de ce site. Vos commentaires ont intérêt à pas être trop cousus de fautes, vous en gardez la paternité éditoriale et vous conservez le droit (si vous êtes loggés) de les crisser aux vidanges, mais je n'en ferai rien.
Je vais aller plus loin et m'engager itou à ne pas modifier mes notes a posteriori de telle façon que vos commentaires auraient l'air fou, pas pertinents, ou l'œuvre de schizophrènes en cold turkey de drano au couteau. Sachez par contre que j'ai constaté que dans le cas précis de Roule, Rosie, roule !, j'ai tendance à crissement mal écrire ma première version publiée, même si je l'ai malaxée hors-ligne pendant une semaine. Donc il arrivera sans nul doute que j'améliorerai certaines tournures, que j'éliminerai des doublons, des molesses, des complaisances, des blagues pas drôles ou même des tristesses pas tristes, ce qui est quand même très triste.
Si un jour je sombre dans la dépresssse, que j'ai envie de me flinguer, que j'aime plus Internet, ou que ma nouvelle nana exige que je côlisse mon ordi dans la Charente ou la Garonne, je ne jetterai rien pareil. Rien. Prenez votre temps, écrivez bien, relisez, réfléchissez, publiez en mode brouillon, relisez, crisse, c'est ça l'affaire. Le noeud de l'affaire. J'effacerai rien. Et je ne barrerai jamais les commentaires. Si je veux pas vous entendre commenter ce que j'écris, j'ai juste à ramasser un de mes livres dans l'armoire. Y a juste moi moi moi, entre les couvertures. Bravo.
Je vous aime. Et vos écrits. Vous faites partie du projet. Donc je vous aime. Et vos écrits.
14 dans le peloton:
Une crise de la trentaine ? Ya pas de crise de la trentaine.
Wouah!
C'est délirant!
C'est vrai, bon, que tu jures, te saoules, baises, vis comme un porc, mais c'est pas de ses beeswax. J'y pète une rotule ek mon Louisville Slugger? OK, ok, je l'sais, tu voudras pas, tu veux jamais. Pis mon exercice, moi?
Rainette, stie, t'es même pas venue à mes shows. Pfft.
Gom, n'est-il pas ?
Mist, chauffe ton louiseville, y a l'article de La Presse qui arrive.
Shocking isn't it!?
Quasiment criminel.
Jurer est intolérable.
J'astique le douze pompeux
full choke au cas où il y aurait quelques volatiles à ramener
sur terre.
Trois crimes, si je comprends bien, sont impardonnables. Écrire, être libre, et l'écrire.
On a remplacé quelques milliers de curés par des millions de prêtres de l'ordre et de la discipline.
Me semble de voir La Presse...
Oui,bien dit!
Faire oeuvre de résistance
en posant actes de liberté mûre
dans l'époque vécue implique souffrance et abnégation.
Venceremos!
La liberté d'expression
a toujours été bâtonnée,anyway.
Seules les façons de la faire
taire ont changées,avec le temps.
Pauline Marois est une bourge finie!
Jean Charest une merde!
François Legault un cloaque
de droite!
j'reste en banlieue et je sors quasiment jamais sauf pour aller au travail. Sinon je serais allée, bin sûr, mais juste si ça se passe dans le jour, à clarté.
idem que rainette.
Et puis ma banlieue est encombrée par l'océan. Hooo je sais, c'est encore une mauvaise excuse.
Moi je trouves cette critique excellente. C'est un crime que d'être contre l'existence. Au pilori les détesteurs d'existence.
Get 'em up against the wall! ... If I had my way, I'd have all of them shot!
Laure, tu peux traverser à la nage et ça coûte rien, voici le trajet :
http://descary.com/google-maps-recommande-la-nage-comme-moyen-de-transport/
On t'attendra avec des serviette moelleuses et chaudes.
Il ne faut pas non plus négliger les bénéfices collatéraux d’une mauvaise critique. Tout le monde n’est pas comme moi, sans doute, mais je ne dois pas non plus être le seul. La critique compte rarement dans mes choix de lectures, du moins pas directement, vu que je courre pas après et qu’elle ne nous saute pas dans la face, en général. Mais, quand le hasard me met en présence d’une critique, souvent, des aspects prétendument négatifs vont justement attirer mon attention sur l’ouvrage décrié. D’ailleurs, si je n’avais déjà acheté, lu et fort apprécié La Solde, il y a des éléments qui le condamnent aux yeux de la tentacule littérairement insatisfaite qui auraient plutôt piqué ma curiosité (d’ailleurs, réduire « être en guerre contre sa propre existence » - ce qui est déjà une réduction douteuse - à « être en guerre contre l’existence », c’est crissement défaitiste pour un donneur de leçon de vie…).
Un autre exemple récent, tiens! Je tombe en pitonnant sur Bazzo.tv où elle discute avec son club de lecteurs du dernier Moutier (ah tiens! me dis-je, je l’avais perdu de vue celui-là!), et qui unanimement, si je me souviens bien, n’étaient pas exactement d’un fol enthousiasme, trouvaient quand même le truc assez dur à avaler. Avec des nuances là évidemment et tout en lui reconnaissant d’indéniables qualités mais bon, au total, ça leur restait tout de même manifestement en travers de la gorge… Ben, c’est sûr que ça n’a pas traîné que je mette la main dessus, le dernier Moutier! (Acheté en même temps que La Solde, mais pas encore lu.) Parce que moi, leur commun malaise là, ça m’a drôlement intéressé. Ils auraient dit : Voilà une œuvre écrite dans une langue magistrale, des vérités dures, certes, mais aussi un hymne à la vie à vous arracher le cœur; à mettre entre toutes les mains! Je me serais dit : Moutier est mort ou alors ils ont vraiment loupé quelque chose… Mais là, que ça les dérange autant, ça m’a paru clairement mériter qu’on y regarde de plus près.
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