vendredi 25 novembre 2011

Possibilité pratique du bonheur

Je marchais dans la sloche et l'humidité s'engouffrait dans mon manteau trop grand et je voyais les cieux s'ouvrir au-dessus de ma caboche comme en songe, une sorte d'aurore boréale se faisait une place dans la grisaille de fin novembre et entre les poussières des pluies sales scintillait une sorte d'étoile. Tout le haut de mon corps se contractait comme lorsqu'on voit arriver un mur de béton inévitable. Oah, essayer le bonheur, ouais, mais comme le disait une vieille pote, « essaye, voir, mais c'est pas sûr qu'il te fera ». Qui sait. Ça pourrait être tout simple. Une fois.

9 commentaires:

RAINETTE a dit...

Essaie une fois, tout à coup ça marche et tu y prends goût !

piedssurterre a dit...

Chiche ?
:0)

Anonyme a dit...

c'est tout simple en fait....
il suffit d'accueillir les sensations,
toutes,
et seulement les sensations...
sans y poser de mots dessus,
sensssssaaaattttiiiions
putain de toi!!!!
est-ce possible pour un écrivain???? de reléguerlemental à l'urgence...j'sais pas
mais pour Eric je sais que c'est possible,
il sait gratter les dos sans doigts.
bisous
e.

É. a dit...

En ben non. La porte du jardinet s'est apparemment déjà refermée. Next.


Annonce déclassée :
De moins en moins urgent… Pauvre type sans le sou cherche nana mobile et déprogrammée pour repeupler le soleil et engendrer des mondes qui dansent, et plus si affinités. Objets s'abstenir. Porte-bagage, sourire et sacoches étanches, des atouts.

Yvan a dit...

Bonne crisse de chance!
;)

Laure K. a dit...

Ah... old boy.

Je vais te dire ami, ce que j'en pense moé du bonheur.

C'est le 19/20 en classe de collège qu' il a décroché un jour contre toute attente
parce qu' il voulait pilonner sur place son prof de français qui la lui faisait à l'envers avec de stupides jeux de mots.
Monsieur "prêt du radiateur" en a eu marre une fois l'an, d'être raccourci, pis il a décidé de s'acharner sec sur sa grammaire et la littérature. Il en a bavé, c'est peu de le dire. Et puis il l'a décroché son 19... l'autre abruti n'a pas crû bon de lui coller le 20/20 que méritait sa copie ! faut pas charrier !
Alors le p'tit gars du radiateur n'a pas eu à prouver autre chose aux autres ni à lui-même; quand il le voudrait il serait le premier. Point. Désormais il pouvait croupir tranquillement au fond de la classe ."Le bonheur, si j' veux ! en attendant j' vous emmerde bien tous autant que vous êtes."
Quant il y pense, ça le fait marrer d'avoir eu autant le béguin pour le cynisme au naturel. Il l'a bien alimenté et sur la durée. Toujours plus facile de s'enorgueillir d'un coup d'éclat quand on est un faux cancre, plutôt que de subir la pression de la chute quant on est un imbécile premier.
"AH, c'est dommage, Madame, il avait tout pour réussir vot' gamin, mais il en glandait pas une! Pour réussir quoi, duchnok ?" avait répondu la mère.
Le bonheur c' était pas pour lui, ça ne valait rien. C'est encore ce qu'on lui avait enseigné de mieux.
Pourtant, arrivé à l'extrémité de cette juste croyance, dans ce volcan putride du mot "bonheur", où il n'avait jamais traîner bien longtemps ses talons, par habitude et par conviction, il ne se rappelait pas avoir pris la peine d'y associer sa propre définition. Le mot pouvait lui sauter au visage indéfiniment remplies de bonnes phrases philosophiques, mais jamais à vrai dire il ne l' avait imaginé comme une gangue vide qu'il pourrait lui même remplir. Parce que c'était pas tellement dramaturgique. Enfin, il y avait crû mais il ne l'avait pas écrit. Ou pas longtemps.
Restait plus qu'à tenter l'impossible.

Salutations au soleil, amigo !

É. a dit...

Chouette anecdote, qui c'est, ce type ?

Laure K. a dit...

je dois signé en plus ?

É. a dit...

:0)