mercredi 2 novembre 2011

Ville-Marie la vieille

Je marche toujours autant, sinon plus qu'il y a dix jours, à la différence que depuis vendredi dernier j'ai remis les mains sur (ou les pieds dans) mes fantastiques chaussures de marche. Du coup, je n'ai plus mal au dos et mes petits petons ont désenflé. Bonheur.

Je bosse dans des cafés dotés d'Internet et je bois trop d'espresso.

Plusieurs m'ont demandé comment s'est passé mon lancement. En fait, pour tout dire, c'était monstrueux. Il y avait un monde fou, les bouquins se sont envolés, le vin s'est évaporé, les croutines ont été entièrement dévorées. Voilà.

Je n'avais pas lu un aussi bon livre depuis longtemps. Samuel Archibald, Arvida. Fiou !

Je suis et je demeure une grosse mauviette, c'est bien connu. Je longe la rue Messier et les larmes giclent. Je tourne sur Marie-Anne et je sanglote, je m'assieds sur un banc face à ma vieille coop et je m'étrangle dans ma morve. Parc Laurier, DeBullion, De la Roche, Saint-Dominique, Saint-Laurent…

Hier j'ai branché mon disque dur de sauvegarde resté derrière, qui contenait des tas de trucs perdus lorsque mon ordi s'est noyé dans le canal du midi en 2008. J'ai pu ainsi réécouter le projet d'album que j'avais en chantier à l'époque et que je terminerai peut-être cet hiver, si les circonstances et les biorythmes le permettent.

J'ai relu des textes et des lettres de l'époque. J'étais vraiment dans une drôle de période de ma vie. Disons que je peux affirmer sans ambages ni fausse modestie avoir été, entre 2005 et 2008, pas mal cinglé. Ça m'apparaît de manière si limpide aujourd'hui. Ça veut peut-être dire que je suis en voie de guérison.

C'est fou, Montréal, quand on veut aller quelque part, c'est ouvert.

Et partout les vélos, les vélos, les vélos ! Il y en a plus que jamais, c'est prodigieux.

J'ai finalement pris un café aux Co'pains d'Abord, mon ancien quartier général. Le charme opère toujours. À éviter absolument si j'espère abattre du boulot.

J'ai répété avec le trio La Solde. Au bout d'une heure, le son s'est mis à se caler. Je suis reparti avec les joues en feu d'avoir souri.

6 commentaires:

Gomeux a dit...

Oué!

gaétan a dit...

Prestation du trio sur le tube ?
Ben content pour ton succès.
Sèche tes pleurs comme le chante Daniel Bélanger :-)
Perdu de vue Duncan dans l'autobus pour le lac St-Jean :-)

Yvan a dit...

Trop sourire peut faire mal.
Crampe de la mâchoire?

manouche a dit...

Fou seulement entre 2005 et 2008 ? tu m'étonnes; surtout reste le doux dingue qu'on aime.

anne des ocreries a dit...

La vie, c'est des fois un drôle de truc suspendu qu'on a du mal à tenir en main.....

Musique bien, qu'on puisse entendre, un jour !

Laure K. a dit...

ah, les vieux DD...