jeudi 30 juin 2011
mercredi 29 juin 2011
Un Vieux classique
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Sujet : Dérailleurs
mardi 28 juin 2011
lundi 27 juin 2011
dimanche 26 juin 2011
samedi 25 juin 2011
vendredi 24 juin 2011
jeudi 23 juin 2011
Entre les Branches
Les buskers me disent depuis plus d'un an que je suis idiot, de jouer pour le chapeau en France sans un CD à vendre. Paraît qu'ils font les trois quarts de leur fric comme ça. Il est possible de vivre de la manche presque partout ailleurs en Occident mais, apparemment, en France, nein ! Alors voilà, j'ai emprunté une paire d'écouteurs à l'un, un micro à l'autre, une interface pour entrer dans le portable, et hop ! J'ai commencé à enregistrer un petit projet.
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mercredi 22 juin 2011
Fête de la musique
Tout a commencé à l'aurore par la bagarre quotidienne mettant aux prises merles et martinets d'un côté ; mouches et moustiques d'un autre ; et Modestine. Score à 6h du matin : Volatiles 2083 - Insectes 0 - Modestine 1.
Je démarre la cafetière. Je dévisse le groupe et je nettoie le filtre. Je tasse ensuite une bonne dose de ce cubain dont l'arôme me réveille parfois la nuit. J'attends que ça chauffe bien et je me tire un jus. Je sirote ensuite en travaillant. Je m'abandonne au soleil comme chaque matin, jusqu'à ce que l'astre passe derrière la cheminée du toit voisin et plonge enfin ma chambre dans l'ombre fraîche pour quelques heures.
Les potes me font signe vers dix heures et je descends les rejoindre au jardin. On refait le monde pendant un bon bout de temps. Sergio vient s'asseoir et Georges a le malheur de prononcer le mot Berlusconi. Ensuite, c'est un discours fleuve qui a raison d'Hervé et des quelques dames qui traînaient par là. Seul Henri se montre assez brave pour résister, lui qui propose toutes les cinq minutes qu'on parle plutôt du Clitoris, le grand négligé de nos conversations. C'est sans doute ce magnifique courage qui l'amène à nous convaincre d'aller faire un… tennis. Bon, j'avais pas touché à une raquette depuis à peu près 30 ans. Ce matin, c'est comme si j'avais été soumis à la question. Argh.
Ma délicieuse petite guitare française a presque un an. La semaine dernière, le bouton d'attache de la sangle s'est arraché du manche. Le pote Georges me l'a réparé hier (il sait tout faire). En réinstallant ma sangle, je me suis retrouvé avec tout le jack entre les doigts. Comme j'avais un gig, j'ai réparé au plus pressé. Puis hier soir pendant le concert, le préampli intégré au micro interne a tellement déconné que j'ai terminé le set complètement acoustique. Je vais fouiller dans mes paperasses, à tout les coups, la garantie se terminait il y a deux semaines.
Personne pour me conduire à Anduze. Je change mes cordes et je me perds dans un machin que j'essaie d'emprunter à Mark Knopfler depuis trois semaines. Quand j'émerge de la brume (parce que mes mains brûlent et mes bras fatiguent), je suis presque à la bourre. J'embarque tout le matériel et cours presque jusqu'au Pont Neuf. Je traverse le Vidourle en tenant ma petite pancarte «ANDUZE». Je reste un bon bout de temps posté sous un arbre, près du stand de la maraîchère. Je meurs de soif. Je passe bien près de lui acheter une de ses bouteilles de rosé. Une voiture finit par m'embarquer. La passagère m'a déjà pris en stop la semaine dernière ! Incroyable. Elles sont deux jeunes femmes violemment sympathiques et me laissent juste là où il faut, à la sortie de Saint-Hippolyte-du-Fort.
Mauvaise surprise en arrivant. Comme ça m'arrive si fréquemment, j'ai été oublié dans le programme. On me place ici et là à la dernière minute. Tout de même, l'organisation assure. Chaque groupe joue en deux ou trois établissements différents. L'un de ceux-ci nous nourrit. Tout est prévu et bien rodé. Nous avons droit à quelques coupons de bière (bon, la prochaine fois je devrai spécifier qu'il m'en faut 20). Je débute au Café des Arts. Je suis précédé par un duo acoustique spécialisé dans le Piaf. La dame chante de manière impeccable. C'est super. Sauf que cette musique parle aux Français de manière si intime, si familiale… Enfin. Je passe tout de suite après, avec mon blues semi-électrique. Uhm… Je n'ai pas l'impression que ça intéresse grand monde. Je fais le truc réglementaire, 30 minutes. Je m'assieds ensuite pour écouter le groupe suivant, une bande d'excellents bossa-noveurs. C'est là qu'arrive Giulia, ma couchsurfette du jour, que j'hébergerai deux jours chez moi. Il est déjà l'heure. Nous transitons vers le Méli-Mélo, où il est prévu que je termine ma soirée.
Je connais ce resto, en fait, pour y avoir mangé quelques fois en excellente compagnie il y a de ça trois ans. Le patron hollandais est d'une grande gentillesse, ce qui est tout de même presque inusité dans la région (la patronne du premier bar n'a pas trouvé l'énergie suffisante pour me remercier d'avoir bossé chez elle gracieusement, par exemple) et le chef thai fait des merveilles. Lorsque j'arrive, il n'y a pas un tondu. La seule table occupée l'est par des membres de l'entourage du resto. Voyant cela, nous décidons que je mangerai avant de jouer, malgré que j'évite en général de chanter le ventre plein. Mais qu'à cela ne tienne. Le repas est délicieux et bien arrosé.
Je remonte en scène (un prosaïque coin de la terrasse) rapidement, pour ne pas laisser le momentum s'effilocher. C'est là que ma gratte me lâche, en plein milieu de la première chanson. Bravo, pour le momentum. Alors, basta. Je débranche tout et je me rends aux tables pour sérénader une Otis Redding, une Marvin Gaye, une Wilson Pickett et une Dylan de derrière les fagots. Les Allemands annoncent leur départ imminent alors je décide de leur envoyer Proud Mary et de faire chanter tout le monde. J'y parviens presque, malgré que je scie par inadvertance le moral de deux clients, un couple de chauffeurs de taxis qui n'a ab-so-lu-ment pas envie de chanter rolling-rolling-rolling, surtout une fois que je le leur ai traduit par «rouler-rouler-rouler».
— On en a marre de rouler, dedjieu !
Je les achève au Guthrie. Hobo's lullaby. Ensuite, je me lance tout de suite dans une tournée des derniers résistants pour trouver quelqu'un qui rentre par Sauve. Un couple charmant m'offre Durfort, ce qui n'est pas mal. Je poursuis mes démarches. J'aborde les chauffeurs. L'homme se présente et sourit. Il me dit qu'il est Cévenol. Je lui demande s'il ne rentre pas vers mon village. Il m'offre un Jet. Je ris. Mais il est sérieux. Je précise qu'il n'y a pas de piste d'atterrissage près de chez moi. Il insiste pour le Jet. Le serveur nous apporte des verres bourrés d'un liquide vert baignant dans les glaçons. Bon. Giulia est appelée à se joindre à nous. Tout le monde prend pour acquis que c'est ma femme, à un point tel que la maison lui prend sa facture. Eh, eh.
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mardi 21 juin 2011
lundi 20 juin 2011
Échos de Saint-Affrique
Ils avaient « les doigts douloureux à force d'être croisés pour implorer le soleil ». Ouf ! Vœu finalement exaucé dimanche 12 juin, à Saint-Affrique, pour les membres de l'association Arts et Livre : la première fête du livre organisée en bord de Sorgues a pu compter sur sa bonne étoile… et sur un public venu en nombre rencontrer les dizaines d'auteurs et éditeurs installés dans « ce décor plus qu'enchanteur ». Les mots sont du Québécois éric McComber, l'un des invités de marque d'Arts et Livre en quais de Sorgues. Installé à Sauve dans le Gard, il est arrivé la veille en stop en sud Aveyron puis… « Que du bonheur ! Les organisateurs sont magnifiques, m'accueillent chez eux comme un ami. Le lendemain matin, mon stand est prêt
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Sujet : France, Presse, Sans Connaissance
dimanche 19 juin 2011
jeudi 16 juin 2011
Pierre Bourgault, 23 janvier 1934 - 16 juin 2003
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Sujet : Dérailleurs, Guidons, Mémoire
mercredi 15 juin 2011
mardi 14 juin 2011
Premiers Clichés des petites bêtes
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Sujet : Cadres, Modestine, Tchiminous
lundi 13 juin 2011
Sur le Pouce
Encore une aventure rocambolesque ! Il y a de ça plusieurs mois, j’ai accepté une invitation d’aller dédicacer mes bouquins à la fête Arts et Livre de Saint-Affrique, dans l’Aveyron. Un rapide coup d’œil à la carte me disait, à moi, Nord-Américain, que c’était tout à côté de Sauve, à peine plus de 120 km. Habitué des salons du livre québécois, je prenais également pour acquis l’existence d’une sorte de navette des poètes qui probablement nous prendrait à Nîmes ou à Montpellier. J’avais aussi des plans alternatifs ; y aller à vélo si mon emploi du temps et la température collaboraient (c’est 120 km de montagne), y aller avec ma blonde (si j’étais parvenu à m’en trouver une sur les entrefaites), convaincre quelques potes, monter en train, et cætera.
Puis, trois semaines avant l’échéance, la réalité a commencé à s’imposer à moi. Pas de navette. Compte tenu du relief, trois jours de vélo aller, trois jours retour. Toujours pas l’ombre de l’éventuel rayon de lune du possible début de brise de la moindre occasion de m’éveiller le romantisme. Les gentils organisateurs me filent des numéros et des courriels de gens qui passent par mon bled pour se rendre à la fête, mais personne ne semble avoir envie de subir la moindre usure des tissus sacrés de leurs fauteuils d’auto. Pas un de mes potes qui ait envie de lire, découvrir un nouveau village, traverser les Cévennes, faire une sieste au bord de la Sorgue, se faire dédicacer un bouquin. Je croise mon amie Agnès. Elle ne sera pas présente. En entendant parler de mon souci de transport, elle me fait « mais une de tes innombrables copines t’y conduira… » C’est ça, les villages. Eh, eh. Le train ? Il n’y en a qu’un, qui arrive à 16h30 (la fête se termine à 17h) et qui repart à la même heure. Calcul rapide, ça signifie que je dois arriver la veille et repartir le lendemain. Sans compter 110€ aller-retour. Honnêtement, je prendrais immédiatement cette fortune pour aller voir mes adorables potes de Pau que je n’ai pas vus depuis l’invention du dérailleur, ou à peu près.
L’échéance approche… Rien ne se présente. J’étends mes recherches dans les troisième et quatrième cercles. Dans une fête, sous l’effet de l’alcool, une sympathique mousmé promet de m’y conduire si je trouve un véhicule. Je trouve. Tout est arrangé. Bonheur. Puis, je suppose qu’elle dessaoule un peu. Enfin, non. Elle n’est plus si certaine. Puis elle se dégonfle complètement. Baah.
Comme je suis plus loyal qu’un chien, plus obstiné qu’un chat et plus con qu’un poisson rouge, je finis par me décider samedi matin. J’irai en stop. Sauf que samedi matin, c’est le lendemain de vendredi soir. Et que vendredi soir, c’était mon baptême de féria. Je me réveille donc, non pas chez moi dans mon lit près de ma minette au milieu du bal hystérique des martinets, mais dans la chambre d’ami de mon pote co-Mollomollet Guillaumus, à Nîmes. Après, c’est la course vers le pauvre bus tout cassé par les fêtards, la cavalcade zigzaguante dans les collines du Nîmois (sur fauteuil rompu et ballottant), la douche, le changement de fringues, le bourrage du sac, la séance devant un miroir (prendrais-je, moi, ce gros connard hippie barbu dans ma voiture ?), la permutation de chemise et le rasage sommaire qui s’en-suit, l’oubli des clés, du porte-feuille, du mobile… bref, 13h. Départ.
Journée avec. J’ai souvent des journées sans, mais là, au début, c’est zip zap. À 15h, je suis déjà à 21 km de Saint-Affrique. Oh, joie. Je suis en plus sur une route très passante. Un groupe de trois ou quatre bagnoles passe toutes les cinq minutes, coincé derrière un camping car. Alors, c’est super. Ça va bien aller. Je suis posté dans un endroit idéal. On me voit de loin, je suis bien visible et bien éclairé, il y a un espace derrière moi le long de la route pour s’arrêter sans danger.
Presque tout de suite, un type met son clignotant, me fait signe, je soulève mon sac, me retourne, mais il hésite, puis appuie sur la suce et fonce droit devant lui. Bizarre. Une demi-heure passe. Il m’a foutu la guigne, ce zig. Un conducteur sur deux me fait signe qu’il me prendrait bien mais que, bon, il tourne bientôt, il s’arrête, il n’a pas le temps. Eh, les gars, si vous ne me prenez pas, fuck le pantomime, uhm ? Quand même, je puise comme toujours tout au fond de moi l’énergie de sourire, d’avoir l’air léger. Je répète des chansons, surtout les textes de celles que je ne joue pas souvent.
Une demi-heure de plus s’est écoulée. Je n’ai pas bougé. Encore des voitures. Des camping cars. Jamais un seul de ces mastodontes vides ne m’a embarqué. Est-ce si étonnant ? De grandes voitures inoccupées. Des petites surchargées. Des 4x4. Des camionnettes. Des jeunes baba-cools, même, le visage coincé, les mains crispées sur le volant ou sur la portière. Des mères de familles avec leurs mômes, je hausse les épaules en ayant l’air de dire « moi non plus, je ne prendrais pas un estranger avec les prunelles de mes yeux dans le char ». Souvent, elles réagissent à ma tronche et cette complicité me fait sourire, me donne trois gouttes d’énergie supplémentaire pour continuer mon humiliante quête. Deux hommes seuls dans un minibus déserté. Ils accélèrent en m’apercevant. Grr.
Il est bientôt 17h. Je suis là depuis deux heures. Au même endroit. À force de piétiner le gravier, mes sandales sont en train de creuser une tranchée sur le bord de la route. Un vent froid s’est levé. Je sors ma veste. Puis, j’ajoute un chandail de laine. À 30 mètres, il y a une coopérative de fromage. Je décide d’aller y quêter un verre d’eau et, qui sait, un peu de sympathie. Une gentille dame me permet de boire autant de micro-gobelets d’eau fraîche que j’en désire. J’achète même un petit brebis-bio. Mais pas de co-voiturage en vue.
Je retourne à mon poste. Je me rappelle soudain qu’à la féria, je ne me rappelais plus comment danser la merengue. Je décide de consacrer mon temps à me remémorer les pas. J’ai toujours eu de la difficulté avec ce truc de pied droit devant, piétinage au milieu, pied gauche derrière. Pour me guider, je chantonne Chan-chan. Ça doit faire un truc qui va chercher la pitié chez les gens, parce qu’un jeune homme me prend tout de suite. Il va à 400m, mais je monte. Il faut briser l’étau de malchance. Il me laisse à une aire de repos. Tout de suite une dame et son fils s’arrêtent. Ils vont à 1 km. Je suis preneur ! Casser l’immobilité lancinante ! Je traverse à pied le village de Saint-Rome de Cernon pour me rendre au rond point de la sortie. Une enseignante m’emmène… au prochain hameau, Tierguès. Ça continue comme ça, c’est un truc marrant. Dix voitures pour 21 km. Et me voilà en train de siroter trois bières à la terrasse du Grand Café, à deux pas de la Sorgue, à Saint-Affrique.
La fête ? Que du bonheur. Les organisateurs sont magnifiques, m’accueillent chez eux, comme un ami et je roupille comme une marmotte. Le lendemain matin, mon stand est prêt, mon nom est là, les médias ont préparé ma venue et je vends plein de bouquins. On nous offre à boire et à manger. Il y a du soleil. Le décor est plus qu’enchanteur. Je fais la rencontre d'un tas de gens sympas. On sourit, on rigole. Je donne une entrevue radio épique, échevelée et interminable…
Un gentil auteur me ramène sur Montpellier en compagnie d'une divine conteuse et de son amoureux, jeune éditeur. On me dépose sur la route de Sauve. Tout de même, il est déjà 20h30 et je commence à croire que je vais dormir dans un abribus. Mais un gaillard me prend tout de suite et me dépose 4 km plus loin. Là, je marche sec pour trouver un bon endroit, parce que je me trouve dans un village aux rues étroites. En avançant, je passe près d'une vieille couverture brune très sale qui traîne sur le trottoir, couverte de vomissures. J’hésite un instant. Si je la joue pessimiste, cette couverture pourrait me sauver la vie dans deux heures, alors que le mercure chutera à 10 degrés. Si je la joue optimiste, ce tas de tissu horrifiera les automobilistes qui croiront que je suis un sdf puant et craindront que je macule leurs jolis intérieurs lavande. Eh, ben. Je décide de passer mon chemin.
Coup de théâtre. À peine suis-je arrivé à la sortie de Prades-en-Lèz (quel joli nom !), deux Sauvains me font une place dans leur voiture surchargée. C’est pas le bonheur, ça ? Quelques minutes et me voilà sur la terrasse du Jardin à basculer les pintes. Le soleil décline discrètement derrière le paravent de ses nuages métalliques. La douce ivresse m’engourdit les membres et fait pétiller les guirlandes qui ornent la tonnelle. Il y a un pote à tous, un des fils de Sauve que le village entier adore, qui pleure à chaudes larmes sur une table. Il a récemment perdu ses parents et ne parvient pas à s’en remettre. Il répète en boucle qu’il est seul au monde. Nous sommes tous et toutes autour de lui à lui tapoter les épaules, à lui payer des coups, à tenter de le consolerR. Il me serre dans ses bras quand je me lève pour aller rejoindre Modestine. Je le regarde dans les yeux, au-delà du brouillard de pastis et du rempart flou de ses épais fonds de bouteille :
— L’incendie, mon vieux. Tu verras. Il finit toujours par diminuer.
vendredi 10 juin 2011
Petits Bonheurs
Rejets tome 4
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jeudi 9 juin 2011
Petits Bonheurs
Rejets tome 3
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mercredi 8 juin 2011
Petits Bonheurs
Rejets tome 2
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Ma Vie au ciel
Je vis tout en haut d'une maison en hauteur, construite à cheval sur les vieilles fortifications du village. Le mur d'enceinte est là, sous une couche de peinture, deux étages sous moi. Ma petite chambre est bardée de fenêtres qui font toute la longueur des murs, côté nord et côté sud.
mardi 7 juin 2011
JE SUIS PAPA

Bon, pour l'instant, je n'en vois que deux, un tout noir, il me semble, et un autre tigré et paré de très élégantes touches de blanc. Bref, de futurs adonis. Les photos suivront dans les prochains jours, évidemment. Je fais le serment solennel de tuer ce qui me reste de lectorat avec d'insupportables transports de mièvrerie.
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Sujet : Mirâââcle de la vie, Modestine
Petits Bonheurs
Rejets tome 1
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Trente mille ans
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lundi 6 juin 2011
Irruptions, disruptions, éruptions
J'étais en train de mitonner ma nuit de Winwood quand Internet a fait pouf ! Ensuite, j'ai galéré un brin. Mais, pas du genre à me tourner les pouces, je me suis pitché pou-le-vra dans l'enregistrement d'un disque de reprises. Un truc marrant est en train de se passer au plan esthétique, c'est-à-dire que j'aspirais (ou je croyais aspirer) à un petit projet acoustique très léger, simple et dépouillé. Je me retrouve avec une sorte de The Who funky. Marrant. Il n'y aura pourtant probablement pas de chanson de ce groupe dans le projet. Pour l'instant, une Otis Redding, une Dylan, une Van Morrison et une CCR.
Le soir, quand il devient indécent de hululer dans le micro, je sors avec Knut Hamsun. Je viens de me taper Vagabonds, L'Éveil de la glèbe et Sous l'Étoile d'automne en succession. Ce type me met les larmes aux yeux toutes les quinze minutes. C'est pas foutrement fantastique, ça, la littérature, uh ? On peut se trouver des amis de papier dont la voix se met dans la poche. On peut écouter le cœur d'un pote mort il y a cinquante ou deux cent ans.
J'ai hébergé trois cyclotes l'autre soir. Des Britiches. Elles n'ont rien trouvé de mieux à faire pendant leurs vacances que de traverser la France à vélo, de Bordeaux à Salon-en-Provence. Aah. A-do-rables. Je les ai conduites à la meilleure route pour Uzès, elles qui allaient ensuite passer un jour ou deux aux Auvis. Si Modestine n'avait pas été si grosse (oh, mais dis-donc, mais c'est pour bientôt, ou bien ?), j'aurais bien été croquer un petit plat sur la Place aux Herbes. Disons que j'ai les jambes qui fourmillent. La Gaxuxa n'est pas du tout en ordre, mais je sens que je suis sur le point de partir sur un wild. Peut-être irais-je gratter à Arles ou Avignon à vélo ?
vendredi 3 juin 2011
La Nuit de Steeve Winwood
Gimme Some Lovin'
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La Nuit de Steeve Winwood
I'm a Man
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Le Crachoir
Sans Connaissance
















