vendredi 24 août 2012

Cuba et le phénomène des sas touristiques

Notre formidable consœur Héléna Blue consacre toute une série de billets à sa visite à Trinidad, le Carcassonne cubain. J'ai mis du temps à répondre, je tripote un commentaire depuis quelques jours, mais finalement, comme c'est long, si long que ça serait envahir une consœur et l'engloutir de ce qui pourrait passer pour du spam-politique ou presque tu trolling invétéré, je poste ici. À ceux et celles qui en ont la patience de se taper tout le truc de se faire leur opinion.

J'en ai pleuré. Oui. J'ai même fait une mini-tristesse de quelques jours. Stie, comment ma pote si sensible et intelligente peut-elle écrire de pareilles choses ?! Je crois que tu t'es fait un peu balader, chère amie Blue. Voici ce que j'ai à dire dans les circonstances; il y a plus, mais j'ai pas trop le temps.


— — — — — — — — — — —
Sauve, Gard,
24 août 2012,



C'est systématique, les Français qui passent leur semaine à Cuba reviennent toutes et tous (et même vous deux, Blue et Pat, aye aye aye!) avec le même discours. Je suis d'avis qu'il aurait fallu y rester plus longtemps, pour en apercevoir même un minimum. Je ne prétends pas connaître ou comprendre Cuba. Je n'y suis allé que 11 fois, pour un piètre total d'une douzaine de mois. Mais… J'ai fini par piger ceci :

Là-bas, ils sont habitués à recevoir. Il y a une caste de parasites qui n'existent que pour ça. Dans les premières minutes, ils te classent. Ils posent trois questions, ils te jaugent, ils attendent de savoir… Si t'es du genre militant, ils te flattent dans le sens révolutionnaire, «el Che, Con Fidel y seguimos, aapreeeendimos a quererteeeee… blabla» (mon casting), si t'arrive plutôt désinformé par la vraie droite canadienne ou par la fausse-gauche hexagonale (99.999% des Français), ils te la jouent «ici, grossse dictature, pas le droit de parler, on doit se taire tous sinon…». Pas un voyageur pour s'étonner que ces-mêmes locaux aient justement «parlé» en leur présence en pleine rue, devant témoins, en face du local grand ouvert du terrible, sanguinaire, stalinien Comité de Defensa de la Revolución (deux grand-mères qui s'en foutent infiniment, assises à une table avec un Cubay et un paquet de cartes), après tout, nous sommes des occidentaux spéciaux… Pas comme les autres, uniques. Ils n'ont pas le droit de parole, mais ils osent avec nous, car ils sont en confiance (et chacun revient à la maison pour répéter cette super-confidentielle-révélation sur son blogue, au café, à la télé). Et on est séduit et on file en chuchotant un billet pour-ci, on paie une assiette par-là, et on sort, et un autre prend notre place et le discours s'inverse complètement ou se confirme… Je sais, je l'ai fait aussi. J'étais un véritable héros blanc libérador de las pobres mulatas… opprimées…

Évidemment, Cuba n'est ni l'un ni l'autre. Ce n'est pas le pays de Cocagne rêvé par le Che. Ce n'est pas non plus le pays Réaliste de Socialismo Tropical fantasmé par Castro. Sauf que c'est encore moins l'URSS caribéen rêvé par la CIA et son hochet hollywoodien. C'est un projet à moitié abouti, un chantier coincé, bloqué par l'embargo, par l'Armada, par tout ce qui peut bloquer un véritable agent de changement en ce monde où le mouvement est si pénible à initier, à commencer par les Cubains eux-mêmes ! Tant ceux qui sont arrivés aux postes clés et ne veulent pas risquer leur voiture de fonction que ceux qui sont confortables dans leur posture d'assistés râleurs ou de poètes d'état assurés d'un revenu minimal.

Il faut dépasser les trois semaines dans le même bled. À la deuxième semaine, une nouvelle vague de mains se tend, les plus subtils, les «amis». Ils vont te révéler des secrets, t'inviter dans l'intimité, quand c'est possible, ils te roulent des pelles, te donnent leur cul ou leur bite, te prennent avec eux dans le cercle d'amis. Ce n'en sont pas. Si t'as pas grand chose à plumer et que tu tombes pas en amour, que tu parles pas de mariage, le douzième, treizième jour, ces amis, hier intimes, se dématérialisent. Sshhhppp ! Dissous dans l'air ! C'est un phénomène qui se répète chaque fois. Tu les re-croises dans la rue, ils ne te saluent même plus. Ils voient à travers ta tête, le groupe qui descend du grand car à clim sur le Paseo derrière toi.

Tu passes ensuite cinq à dix jours très seul. Y a plus que les cafetiers à qui tu files plein de propino et les handicapés à qui tu passes des cigs qui te voient encore. Enfin, au début de la quatrième semaine, le Cubain ordinaire, celui ou celle qui vaque à sa vie hors du tourisme, qui ne fait pas partie des goélands embusqués, de ceux qui t'attendent avec leur histoire de «c'est atroce ici, on a pas de savon, ma grand-mère est malade, machin» ou leur roman de «yanqui no cuba si, hasta la victoria ñañaña…», ceux qui sont juste infirmière, instituteur, ingénieure, chauffeur de camion, journaliste même (dans ces journaux ou ces radios qui n'existent supposément pas), ceux-là soudain t'approchent sans mettre la main dans ta poche, même de la manière la plus sympa et subtile. Ceux-là n'en ont rien à foutre de ton plumage. Ils se demandent ce que tu fous là, alors que les plus acharnés ne restent que deux semaines… Ils sont curieux. Peut-être même qu'éventuellement, si véritables affinités, ils t'emmèneront voir du cinéma cubain, très fort et vivant, ou du théâtre expérimental, ou simplement un groupe de zique qui sort des normes (mais là, c'est fini pour toujours, tes croyances dans la dictature qui ne laisse personne s'exprimer ou dans le paradis du prolétariat).

C'est marrant, Blue, tu fais jouer du Orisha sur ton blogue, band tout de même plutôt dissident, connu pour des prises de position peu compatibles avec la ligne du parti, qui sont là-bas immensément populaires, mais tu maintiens cette imperturbable ligne éditoriale, selon laquelle il n'y a pas de liberté d'expression à Cuba. Le film cubain le plus connu et populaire demeure Fresa y chocolate, film hyper critique de la situation cubaine et de la réalité quotidienne et de l'état; le romancier vivant le plus sérieux de l'île (à mon avis) est Pedro Juan Guttierez, très cynique, très crade, sarcastique, sardonique, révolté (essaie juste de te faire diffuser dans notre bel occident liiibre avec pareil agenda); mais pas grave, on perpétue encore et toujours les mêmes vieux clichés anti-révolutionnaires.

N'a-t-on pas envie de rentrer au pays très sages de notre profonde expérience, convaincus plus que jamais que nos médias-si-libres donnent une vision juste et équitable de ce qui se passe là-bas, de ce qui se passe partout ? Il ne faudrait surtout pas parler de la révolution cubaine à des ouvriers cubains, honduriens ou guatémaltèques, il ne faudrait surtout pas lire leurs journalistes, leurs essayistes, leurs romanciers, écouter leurs reporters, non, non, non, il suffira toujours de dire aux compatriotes ce qu'ils savent déjà, ce qu'ils ont hâte de réentendre.

Cuba=dictature, Chavez=fou furieux, lutte sociale=voter tous les 5 ans, propos inhabituels=suspects. Ça sort de la même usine que Hemingway=macho, Bukowski=ivrogne, Fante=diabétique, Hamsun=nazi, Beauvoir=femme de Sartre, Bernhard=homosexuel… Ça sort de la même usine que BHL=de gauche, Hollande=de gauche, Libération=de gauche, Le Monde=de gauche, autrement dit, LES BANQUES=bon.


Bref… Chus bien triste, depuis que t'es revenue. Jolies photos, cependant.


Nota bene 1
En passant, c'est pas de la menthe, qu'ils mettent dans le mojito, c'est de la yerba buena, une plante vaguement apparentée, mais dotée de vertus médicinales qui lui sont propres, et dont un des ingrédients actifs interagit avec le rhum et les agrumes pour engendrer une sorte d'ouverture de la conscience du flux créatif, qu'Hemingway comparait aux effets de l'absinthe.

Nota bene 2
Vingt € par mois à Cuba, t'as rien dit, quand t'as dit ça. Évidemment qu'ils vivent tous, puisque sinon, ils serait morts ! Grr. Ils vivent d'aides, mais ces aides viennent justement des ponctions, de ce que la corruption laisse passer (même taux que chez nous ou chez vous, à peu de choses près). Ils vivent aussi de boulots, évidemment. Si tu vis dans une ville comme la Havane, où tu peux acheter ton appart pour 500$, gagner 240$ par année, c'est pas trop mal. C'est pour ça que les Cubains sont propriétaires de leurs habitations à 85%, contrairement aux Québécois, par exemple, qui aux dernières nouvelles se maintenaient de peine de de misère autour des 45%. Quand une formule soupe-plat-dessert-café-pinard coûte .80€, vivre de 20€ par mois devient possible. Ça sert à quoi, ce genre de statistocs, extraites de leur contexte !? C'est simplement que la spéculation et l'inflation à Cuba ont été enrayées vers le début des années 70. Du coup, localement, leur monnaie achète une fortune. Sa valeur sur les marchés mondiaux est fixée par les grandes banques à devises comme la Federal Reserve, qui appartiennent aux mafieux que les révolutionnaires ont foutu à la porte et expropriés de Cuba en 58. Puedes ver, a hora ?

Nota bene 3
Je ne saurais trop te recommander de lire un peu de Jose Marti, de te taper quelques livres d'histoire écrits par des non-nordistes, Eduardo Galeano, Paco Ignacio Taibo, ou même Ernesto Guevara Lynch de la Cerna lui même (plutôt que d'avaler directement ce qu'on en dit dans les rédactions des Rothschild). Après, y aura moyen de te faire ta propre idée.

Nota bene 4
Sur l'absence de médias à Cuba, je dois protester avec une certaine lassitude. Voici déjà quelques journaux cubains à découvrir (mais il y a aussi une vraie pizza de périodiques, de feuillets, de samizdats) :
5 de Septiembre ; Adelante (Habana) ; Ahora (Habana); Bohemia (Habana); El Economista ; Le Habanero (Habana); Escambray (Habana); Escambray (Sancti Spiruts) ; Girón (Habana); Granma Internet; Invasor (Habana); Juventud Rebelde ; La Demajagua (Habana); La Nueva Cuba ; Notinet (Habana); Nueva Prensa Cubana (Habana); Opciones ; Periódico 26 ; Victoria (Isla de la Juventud); Pionero (Habana); Prensa Latina ; Sierra Maestra (Habana); Trabajadores; Tribuna de La Habana (Habana); Vanguardia (Habana); Venceremos
Journaux cubains

Quelques radios cubaines :
Amancio; Arroyo Arenas; Artemisa; Bayamo; Camagüey; Central Brasil; Cienfuegos; Guaimaro; Guines; Havana; Holguín; La Habana; La Salud; Las Tunas; Matanzas; Nuevitas; Nuevitas; Palma Soriano; Pinar del Rio; Puerto Padre; Rodolfo Ramire...; Santa Clara; Santa Cruz del...; Santiago de Cu...; Trinidad; Yaguajay
Radios cubaines

Un poste de télé cubain en-ligne (attention, je chie avec autant de vigueur sur leur télé que sur les autres, toutes sans exception et par nature même, au service du statu quo, mais, j'inclus pour la forme) :
Télé cubaine

40 commentaires:

Mighty Mélissa LeBlanc a dit...

HHhhhhh :-)Oué poupée! oué! Austin powered moi ça bien assumé le mojo dans le Cuban afficiendo, go native or go back home like those who go black...never go back to what you were...wonderlust kink je t'herbe avec tes épices de précisions importantes de par leur singularité. On aime comme on aime, ce matin je te fumerais bien pour chiller en écoutant les casseroles chiliennes par dessus mes gargouillis mais ton récit de touriste qui survit post tourista encore et à travers 1-l'image et les clichés qui font le ''simulacra'' dans toute culture liée par la politesse et l'expectative de 'toucher le mythe' selon l'angle approprié. 2-Les Arnaqueurs de l'Amour inter-culturel inter-générationel (lesssgo les mononks qui pognent pu icitte, dans un pays aux ambitions plus modestes c toi Donald Trompe ta femme avec les amies de l'âge minimum de raisons de pas demander, tu le vois bien le jeune corps est mature pour un adulte de ton âge (avancé de l'ouest), alors si tu lâches pas Gérard, toi tu défonces Alphonso le beau Mario qui m'a rit au nez quand j'ai dit ''tu mariachi?'' je pense qui m'a pris pour une ariérée du Nord Now, comme ce type au mexique qui m'a arrêté dans le milieu de ma marche hors des rues commerciales pour me demander innocemment et le plus naturellement du monde si c'était moi Sandra Bullock ou l'équivalent. AHAHAHAHAHAH. Mais oui, le blanc ça brille plus brillant que l'or sur la masse brunâtre de la latinosité, moi perso ctait pour les pyramides et les mayas, bref les choses anciennes sacrées pcque les mexicains half bred kolonquistadors qui te courent après pour te montrer des couvertes et des hammacs en souriant comme des hyenes avec des dents en or... Y U NO like us muy sympatico y amigogo sympaticos Mélissa en 2003 pkoi t'as un blocage de kultura latina? Pcque vous êtes trop machos et charnels pour mon malaise personnel devant vos effusions ordinaires imcompréhensibles à mon âme à ce moment là trop petite femme pour encaisser autant d'Homme dans un seul des gars... Donc...mode observation en retrait... Et toujours je balaie de revers polis ceux qui sont trop prompts à me tater le sac banane (organe du touriste en saison, tombe après quelques jours ou le premier 'vrai' séjour à l'étrange. Le sac banane est comme la petite bouée des bébés qui apprennent à nager mais sur le ventre innocent du touriste, il sécurise les effets personnels en une sorte de coquille d'escargot pour l'identité et l'argent qu'on a peur de se faire enlever des poches comme notre chewing gum de notre bouche tlt ouverte devant la stupéfiante et exotique ALTÉRITÉ IMMERSION TOTALE, resistance is futile quand c toi le petit corps étranger dans l'espace indigène qui te viole les certitudes et les repères par toutes tes frontières si tu essayes un peu de regarder encore une première fois... donc....

Mighty Mélissa LeBlanc a dit...

Helena Blue, j'ai aimé son com sur l'errance côté pile sur le coeur d'une jeune fille surement abandonnée d'un papa rolling stone trop oqp par autrechose pour entendre sa sirène et reconnaître sa beauté, son papa, je me demande quel genre de baby bomber ctait pour scrapper de même un si beau bb, awwwwhhh ces amours parentaux tragiques qui te sculpte l'âme à la limite de vivre, moi c juste des traits mais ils sont les racines qui sont plantées dans mon ventre au lieu de sur la mappe avec les autres...ménon, je suis et j'assume cet objet violent 100 identités, pompe de circonstance laisse moi ou tu veux c partout comme a la maison dans ma tête, je vois toujours la même beauté, je lis toujours le même roman dans les crevasses dans le retroviseur les objets semblent plus proche qu'en vrai... j'ai bien backer dans ton entrée dans l'histoire.
Reprendre et chercher les signes Ésotérics de McComber qui attends sa venue dans la gloire...sérieux j'aime surtout les surprises! ;-) et les choses qui ont pas l'air de ce qui sont...sans faire exprès bien entendu. Helena Blue je sais elle opère respectée comme une ''papesse'' alors c bien de lui faire rebondir son reality check... après les anarqueurs qui sentent la solitude et le manque affectif juste en flairant ton ombre, et l'humeur dans l'angle de ton panama... inconsciemment, l'instinct opère quand tu observe sans juger, sans bouger pour rien contaminer avec tes variables étrangères aux phénomènes locaux...loco loco loco tu te laisses convaincre qu'icitte ils l'ont l'affaire, plus que hier moins que demain tu te sens proche et loin...de chez toi, de tes repères, ouvert et traversé bord en bord... c 3 où enfin tu es dedans dehors chez toi comme ici là bas ensemble et séparé comme le kébec qui se dissout a l'horizon du voilier du 10 sous dans tes cennes américaines dans le tiroir avec ton passepas. On revient de ça? Je connais pas Cuba autrement que par ses résidents impermanents, marqués au fer rouge par la chaleur spéciale of the little island that did. Done Deed, Good Deal? Sweet Living si t'es pas trop gourmand, les vraies affaires, et si t'amènes des produits de luxe et de fantaisie comme du maquillage (par contre fou!hou! ceux qui donne en cadeau n'importe quoi du dollarama...c'mon. La Chine a assez envahi et avili la qualité globale et locAle de TOUTES les choses que les humains aiment en plastique, mini, jetable, dispose de l'objectal amour de ton affection mature à mon sujet, si vraiment tu assures autant que Loki, shift shape and ship and find me outside regular logics in the remote islands of strange exotic paradigms that shift with the zeitgheist, cyber space is full of areas 51 Non Bermuda wearing triangles, fuzzy uncharted territory that saw the disapearance of so many men, friends and fows the same in the face of the block hole...

Mighty Mélissa LeBlanc a dit...

quand le portail s'ouvre ils s'y glissent en espérant être revenu pour souper,cinq ans plus tard. C'est des choses qui arrivent quand on attendait plus rien, des chances d'être vraiment ailleurs que d'habitude même dans ton ghetto habituel tu jurerais qui ont changé les trottoirs et repeint le ciel pour marquer où commence le dernier éon du rouleau avant 4- le carton pour les fifures qui aiment leur spliff avec une garniture spiraloforme inutile et moche en bouche, man,si tu roule, bin rock and roll pas comme les branleurs pcque je risque de regarder l'heure où ça commence là. Peace out! Merci pour les souvenirs de voyage, les tiens, les miens les leur... tous dans le même bateau (a tchecker en dessours des soucoupes si elles sexent encore les choses à cette finasse ultime là.) méwi, certainement fourrer version sexuésa deux sortes à la base ctait genre pour l'évolution des espèces par la loterie des gènes dans le malaise souiche. ah ah voulait écrire souche mais oui, c aussi la switche. Cause et effet, tout est dans la déchirrrrre qui te vide le cloaque du trou noir au centre d'une galaxie qui respire a fond comme chez toi tu souffle en disant mélissa!! plus que trop là. pour Allah alors rien de trop Big Deep et Trop.

code nul si découvert par moi même :
apartBU 17

jp le connard a dit...

après melissa, y'a qu'à fermr sa gueule, mais néanmoins, ceci :

http://closeup.bandcamp.com/track/le-dernier-des-cur-s

RAINETTE (l'énigmatique) a dit...

Sacrilège.

Mistral a dit...

Blue a le coeur à la bonne place, et le cul en Europe. Y a pas un Québécois qui peut piger la façon dont on a présenté la réalité cubaine en France, même pas Mac qui connaît intimement les deux pays, et certainement pas Mélissa qui n'a voyagé toute sa vie qu'entre Sherbrooke et Montréal.

Jean McComber a dit...

À lire, cette récente déclaration d'Eduardo Galeano qu'on ne peut surement pas soupçonner d'être à la sole de Castro : http://elpolvorin.over-blog.es/article-eduardo-galeano-la-revolucion-cubana-sigue-siendo-contagiosa--43873451.html

Mighty Mélissa LeBlanc a dit...

Mistral...weyons donc, c pas vrai du tout ce que tu dis de moi. :-/ en tk.

Anonyme a dit...

On voyage comme on lit. Pas pour apprendre, mais pour confirmer. (Ou pour la boisson incluse...).

N'empêche que le fuckyou, papá, d'Alina a été magistral. Non parce qu'elle s'adressa au dictateur, mais au paternaliste.

Éric McComber a dit...

OK. Je suis peut-être d'accord, mais peut-être pas. Personnellement, en voyageant, j'ai radicalement changé d'opinion sur de nombreux sujets.

Le paternalisme cubain me fait chier, mais il ne me vient pas à l'esprit de critiquer le cas tout bénin de celui-là alors que ceux de nos câlisses de «démocrassies» à marde sont mille milliards de fois plus lourds, plus phallocrates, plus intolérants, et plus armés.

NOTA BENE_________
Exceptionnellement, pour ce billet en particulier, les prochains messages anonymes seront crissés aux poubelles. Ayez le courage de vos opinions ou taisez-les. Désolé, ce sujet est très sensible, si vous ne le comprenez pas, c'est que votre idée est sans doute déjà reproduite à trente millions d'exemplaires dans tous les journaux des Rockefeller et des Rothschild.

alex a dit...

J'avais entendu parlé de toi par héléna sur son blog : ta petite réaction épidermique m'a permis de découvrir ton blog et je ne le regrette pas même si sur mon blog je semble faire beaucoup de Cinéma
http://yaquoiachercher.canalblog.com:
Je viens par ailleurs de mettre sur un site l'autobiographie (inédite) de Gramsci un intello marxiste que Mussolini à fait mourir en prison:
http://antoniogramsci.e-monsite.com/
amitié
alex

Éric McComber a dit...

Ô planète, sache que je bosse sur trois scénarios de films en ce moment. Je continue à connaître ce que Guy Debord m'a appris et je demeure donc un ennemi juré du cinéma tel qu'il est presque toujours, mais bon, on a le droit de rigoler, aussi.

Alex, enchanté. Je vais aller te rendre visite dans les prochaines heures. Quant à Gramsci, je le connais et l'apprécie en général. La plupart des ennemis du fascisme sont mes amis (sauf ceux qui ne le combattent que pour le rendre plus efficace et durable).

zoé lucider a dit...

Ca me rappelle une conversation, à Paris où tu me disais ça et ça confirme le sentiment que j'ai toujours éprouvé à l'égard de ce pays que je n'ai visité qu'en littérature.

Éric McComber a dit...

Chère Zoé, vous vous faites trop rare par chez nous.
:0)

MakesmewonderHum a dit...

Et si je te posais simplement comme questions:

Est-ce que le régime mis en place par Fidel porte à confusion p.c.q né de la meilleure intention du monde pour peu à peu se transformer en dictature à géométrie variable?

Est-ce que l'embargo américain touche les médicaments (et instruments médicaux), les télécommunications et empêche les U.S of A d'être le plus grand fournisseur alimentaire de Cuba?

Peut-on être à tout rompre contre l'impérialisme américain et sanctionner envoyer sa jeunesse, comme de vulgaires zombies G.I's se faire massacrer dans de nauséabonds dossiers, tel l'Angola,(pas le seul...) en appuie à l'autre, grande demanderesse planétaire de l'époque, l'U.R.S.S?

En quoi est-ce qu'on doit nécessairement fermer les yeux sur un régime qui, faute d' accorder toutes les libertés à son peuple, le nourrie, l'éduque et le soigne le rendant ainsi tout à fait semblable à ce que faisait le Shah d'Iran, (avec en prime une parfaite égalité des chances pour les femmes) même à celui de Kadhafi, à la limite?

Finalement, pourquoi ne pas résumer que la différence entre, toi, Blue, Pat et le peuple cubain c'est votre liberté de détenir un billet de retour?

Mistral a dit...

Kossé?

Makes: venir le pomper de même, c'est crissement pas cool. Pas plus que quand t'es venu à son lancement montréalais pour rencontrer quelqu'un d'autre.

Le peuple cubain n'a pas besoin de billet de retour, justement: il vit à Cuba. Tu sembles évoquer soit la diaspora floridienne de troisième génération descendant des sbires de Batista, soit les fonds de prison dont Fidel s'est sardoniquement délesté ainsi qu'illustré dans le Scarface version de Palma.

L'embargo américain? Juste ça, ça dit tout. Américain. Les Yankees sont tous américains, mais les américains ne sont pas tous Yankees, dude! Tu l'es, toi itou, et pis l'Amérique centrale et l'Amérique du Sud ne sont pas non plus de la roupie de sansonnet, bordel de crisse.

L'Angola. Misère. Tu te figures que c'était pour le fun? Faut bien venir d'un pays gras qui n'existe pas pour dire ça. Songe seulement (j'en demande trop) aux centaines de jeunes soldats de chez-nous qu'on a envoyé mourir en Afghanistan pour faire plaisir au et remplir nos obligations envers le Pacte, l'Alliance, call it whatever you will.

Les médicaments, sacraman: c'est du dumping, dude, comme des capotes passés date, avant que le restant, les percées, soient shippées en Afrique. Comme les livres français chez nous, comme notre amiante who knows where. Mais Cuba exporte ses médecins. Cuba a plus de médecins per capita que n'importe quel pays au monde. Mets ça dans ton Angola et fume.

Dictature à géométrie variable my ass: c'est le contraire. Rien n'a varié depuis qu'on a tenté d'étouffer la Revolucion et Fidel, soit depuis plus de cinquante ans: il vit toujours, et le peuple cubain aussi, pauvre certes mais pas plus qu'avant et pas sous la botte des gringos. Vos IPhones pis vos Twitters, ils vous les enfonceraient profond dans vos United Banana Companies. Votre conception du développement de l'industrie touristique à la Meyer Lansky, ils en repoussent l'inévitable retour de toutes leurs forces. Déjà, malgré qu'on ne le dise ni ne le lise, leur jeunesse des deux sexes est réadmise à fréquenter les étrangers en zones hôtelières aux fins de, euh, enfin, avoir commerce, quoi. Avec qui? Pas avec des Yankees, qui n'ont pas le droit d'aller à Cuba. Avec des Québécois, ça oui, et des Allemands, et des Français, et des Anglais, et toutes sortes de salopards civilisés prétentieux et colons, et Boomers by the way.

MakesmewonderHum a dit...

@Christian
On va sauter le premier paragraphe de ta réponse et le tasser dans l'bac de récupération virtuel, ça ne te ressemble pas d'affirmer une telle ineptie.

Maintenant, tous les peuples, sans exception ont, à mes yeux, l' élémentaire probité, leurs dirigeants, quand à eux, au moins presque l'entièreté de leurs faits et gestes pour me convaincre de la leur. Refuser de reconnaître l'instrumentalisation des peuples par l'égo sans limites de leur classe dirigeante, prête, dans ce cas-ci, à s'aligner, (comme des osties totons trop pressés d'en découdre) sur les popovs pas différents des yankees, dans leur visée de suprématie mondiale, ne pas le voir relève de l'aveuglement volontaire.

Ce sont toujours les peuples qui souffrent en lieu et place de ceux et celles qui disent affirmer parler, souvent pendant de longues, trop longues heures en leur nom avec l'indécence quelquefois de les obliger à écouter.

L'embargo bien réel, sans toutefois tomber dans la caricature amusante des envois peu recommandables que tu as décris, est en fait un calcul géopolitique extrêmement hypocrite, non pas dans sa façon de le doser mais de bien satisfaire les deux partis en présence, laissant encore une fois tout le loisir à ceux-ci de vociférer élégamment l'un contre l'autre devant leur auditoire respectif et obligé. L'écran de fumée cache toujours celui qui fume l'cigare et tire le bon vin et aussi, malheureusement, ceux astreints à ramasser les cendres et laver les verres. Ce que je soulignais, c'est qu'à toute fin pratique l’embargo est terminé et depuis plus longtemps qu'on veuille nous le laisser croire, même les banques et all that shit.

Et non je ne parlais pas de la libre circulation d' la Petite Havane mais bien plus du peuple en général sacramant! On ramasse deux milles dollars pour inviter "knows who" là bas à venir, ici, manger une poutine dans 15 jours, tu m'en donneras des nouvelles j'irai à pieds le chercher à l'aéroport.

(Voir suite)

MakesmewonderHum a dit...

(suite)
Haïti a subi un embargo presque similaire de la part des américains et des français, en même temps, (sauf exception du repentir de Clinton, il vieilli...) ce pays se relève très péniblement d' une des pires catastrophes humaines avec promesse de la communauté internationale d'y remédier, un peu (bof!), ce peuple a vu, historiquement défiler dans ses rues plus de trous-du cul en képi (ou avec trousse médicale sur la banquette arrière), prêts à les asservir de la plus vil façon, qu'il y a de rats à Karni Mata. Et bien ce même peuple à l'heure actuel entretient nombre de blogs et réseaux sociaux, a un regroupement de jeunes cinéastes dans plusieurs régions , de musiciens, créateurs en tout genre, à la force et l'image de ceux qui les ont précédés. Je peux rejoindre à quelques minutes près qui je veux, sans me surprendre que la réponse arrivera par Skype. Entre et sortent du pays comme ils le veulent et le peuvent (nul doute). Système D? Puissance 10, "You bet". Mais en fait il s'agit bien plus d'une réelle Liberté dont ils se sont appropriée, et ce malgré la plus abjecte pauvreté. Peu de médecins et de professeurs encore pour bien faire "paraître" l'pays comme Cuba et ses hôpitaux de campagne, à la barbe des ricains, nous en convenons. Sont-ils nombreux à vouloir quitter le pays, bien sûr. 10 millions d'habitants confinés sur une carpette au sous-sol fragile, sans arbres, sans ressources connues, qui avec les meilleurs pronostics arriverait à peine à en nourrir 3 millions, s'embarquer? Et comment que oui, pour les plus futés. Direction Cuba? Se taper le dernier souffle de Fidel avant de subir ad nauseam la mauvaise haleine du frérot? « I certainly dont think so ».

Si le fait d'opposer, de ma part, la moindre argumentation, t'ulcères à ce point, fais bonne provisions de Rolaid's. Un jour, un top "Five stars", pas trop démocrate, me pressait un peu trop de terminer une portion de chantier complexe (pour lequel s'affairaient de superbes artisans, de chez-nous et du pays hôte) tout cela juste pour une visite éclair d'Arafat, ma réponse:
" Ce sera terminé, messieurs, lorsque ce sera terminé, pas avant!" Ils ont rougis, rougis, pour ensuite tourner les talons. Alors l'intimidation, intellectuelle, même pas trop subtil? Pas plus, m'en câlice, suis pas assez intelligent pour que cela m'affecte au point de m'taire. Les angles d'analyse sont multiples et tous valables à exprimer, point!

Éric McComber a dit...

Bon, bon, bon. Aye, aye, aye. C'est ma semaine. Ça devait être dans mon biorythme ou mon horoscope. Je suis alpagué depuis cinq jours par une bande de malades sur un autre site, où on me reproche d'être anti-raciste, le truc le plus ringard qui soit, apparemment. Bof.

Et ici. Pas eu le temps, ni l'énergie, depuis quelques jours. Je suis dans mon boulot et le soir, faut que je sorte prendre la fraîche.

Politiquement, ceux qui me connaissent le savent, je suis pragmatique. Et puis dans des discussions comme celles-ci, j'exige qu'on se base sur des faits, et surtout, quand on a envie de me contredire, je préfère qu'on apporte des sources. J'ai pas le temps, cette nuit, de répondre comme le sujet le mérite, pour la millième fois depuis mon épique bagarre contre Monsieur L'Indouchable, y a mille ans, avec des citations, des sources capitalistes anti-cubaines, idéalement, donc hors de tout soupçon de complaisance, pour contredire la majorité des poncifs et clichés qu'on nous assène constamment sur le sujet. Je dois ménager ma santé, mes nerfs, gérer au mieux. Puis pour toutes ces batailles que j'ai livré pour la Isla Grande contre ses ennemis witting et unwitting, ai-je eu un rabais sur mon mojito ? Ai-je même eu droit à un message sympa de leur sous-adjoint-à-l'assistant de l'ambassadeur ? Que nenni. Alors je vais faire comme tout le monde, et citer, paraphraser, balancer des trucs, selon ce que sais, simplement, ou presque. Souffrez-le.

Et si dans les prochaines semaines, j'ai du temps, je vous ferai cadeau des citations qu'il faut, pour mettre la plupart de ces questions en veilleuse… jusqu'à la prochaine fois.

1- le régime Cubain actuel n'a pas été mis en place par Fidel. Le premier président de la république s'appelait Anselmo Alliegro y Milá, il a été suivi deux jours plus tard par Carlos Manuel Piedra, qui a déclenché de nouvelles élections, pour être remplacé par Manuel Urrutia Lleó, qui a su conserver le poste jusqu'en juillet 1959. Osvaldo Dorticós Torrado lui a succédé avec succès, qui a été président de la république jusqu'au… 2 décembre 1976. Ce n'est qu'après cette date que le Conseil d'état a élu pour la première fois Fidel Castro à sa tête. Les élections cubaines ont lieu tous les 5 ans. Eh, oui. Désolé, mais quand la CIA vous bourre le mou, elle ne fait généralement pas dans la demi-mesure.

Faut aussi savoir que l'organigramme légal du gouvernement cubain place tout en haut sa Constitution, qui a préséance sur tout, puis le Conseil d'État puis, en troisième position, le président dudit Conseil (élu par les députés), qui est appuyé par deux vice-présidents (actuellement Abelardo Ibarra et José Machado
Ventura) et suivi du Conseil des ministres. Ensuite, le premier ministre, lui, vient de l'Assemblée Nationale Populaire, dont le président est la star montante Ricardo Alarcón.

Suite, 2 de 3 --->>>

Éric McComber a dit...

2 de 3

2- Le bloqueo états-unien est carrément devenu une loi en 1992, avant d'être renforcé en 1996 par le Hemls-Burton Act, une saloperie qui attaque la souveraineté de tous les états du monde en punissant les filiales états-uniennes de toute entreprise qui oserait transiger avec Cuba. Même le Canada et l'UE ont réagi en votant des lois pour contrecarrer ce texte infâme. Clinton a resserré encore Helms-Burton en 1999, avant de céder sous les pressions internationales pour adoucir légèrement le carcan pour les «produits humanitaires». Bush a encore augmenté la pression en 2004 en restreignant encore plus le flux financier entre les exilés aux ÉU et leurs familles restées derrière, entre autres. L'embargo, assoupli de manière infinitésimale en 2009, contrairement à ce qui a été affirmé ici, touche pratiquement toutes les facettes du commerce international, dont les médicaments, les télécommunications et l'informatique. L'ouverture au plan des communications dont Makesmewonder semble vouloir parler ne concerne que les firmes US voulant vendre des services aux émigrés Cubains qui désirent communiquer avec leur famille dans l'île.

Selon le très socialiste et pro-cubain CIA's The World Factbook (2012-06-09), 6,6% des importations cubaines viennent des USA. C'est donc un des pays au monde qui importe le moins de produits de l'Oncle Sam. La nouvelle version de Helms-Burton prévoit un véritable assouplissement si Cuba renonce au socialisme — bravo la liberté des pays étrangers de choisir leur destin (sections 620-a et-f de la Loi Libertad).

L'embargo interdit toujours aujourd'hui à tout pays d'exporter du sucre aux USA si celui-ci ne parvient pas à prouver qu'il n'importe pas un gramme de sucre cubain. Et vive la liberté du marché! Et la libre entreprise!

Pour finir sur l'embargo, voici le texte tel quel (il y a quelques exceptions, mais c'est assez hermétique):
• Export Administration Regulations (EAR), 15 CFR 746.1, 746.2, and Part 740

TRADE Import activities
Generally prohibited
Prohibits importation into the United States of (1) goods of Cuban origin, (2) goods located in or transferred through Cuba, or (3) goods made or derived in whole or in part of any article which is the growth, produce, or manufacture of Cuba, except as specifically authorized otherwise by the Secretary of the Treasury “by...regulations, rulings, instructions, licenses, or otherwise.” (31 CFR 515.204)

Export Activities
General prohibition
Prohibition on export from the United States to Cuba of goods, technology, or services. Certain items allowed to be exported to Cuba without a license (under License Exceptions of the EAR) where certain terms and conditions are met; and certain items allowed to be exported under specific licenses. Most items requiring license are subject to general policy of denial. (15 CFR 746.1(a)(1), 746.2(a)(1),(2); See also 31 CFR 515.201, which contains a general prohibition that also prohibits such exports)
.

3- La république de Cuba est considérée largement autonome au plan alimentaire et ce, depuis les années 60.

4- Le dossier nauséabond de la guerre d'Angola. Ça tombe bien, mon pote Ernesto Bento y est allé deux fois. Comme pour la plupart des membres du contingent Cubain, il s'était porté volontaire. Cuba a envoyé en Angola des troupes majoritairement formées de volontaires afro-cubains. L'adversaire du gouvernement Angolais et de ses alliés Cubains était l'armée nazie de l'Afrique du Sud pré Mandela, avec un agenda pro-appatheid et surtout, un intérêt pour les richesses du sous-sol. Les Cubains à qui j'ai parlé de cette guerre en sont unanimement fiers et j'ai entendu des afro-cubains m'affirmer que si ça n'avait été que pour ça, la révolution aurait valu la peine. Mandela a fréquemment louangé Cuba et le rôle que la Isla Grande a joué selon lui dans l'ultime défaite du régime raciste des Orangistes d'Afrique-du-Sud.

Suite 3 de 3 --->

Éric McComber a dit...

3 de 3

5- Billet de retour. J'ai connu de nombreux Cubains qui voyageaient fréquemment entre Cuba et, par exemple, les States, la France, ou le Québec. L'excellent musicien Carlos Placeres, plutôt connu au Québec, était le petit ami d'une pote à moi et j'ai jammé avec lui quelques fois. Il avait l'habitude de retourner à Cuba plusieurs fois par année, comme la majorité des expats qui en ont les moyens.

6- Je déteste le stalinisme et j'ai assez lu (et écrit) sur la question pour savoir que l'Union Soviétique était autant le joujou des Rockefeller que le sont les USA. Cependant, assimiler la guerre d'Angola à une tentative de colonisation soviétique, c'est vraiment ne connaître qu'un des côtés du caillou, celui de la CIA.

7- Personne n'est forcé d'écouter Fidel Castro parler, à Cuba. Ses discours (de son vivant — je réitère qu'en 2007, des mandarins du parti communiste m'ont affirmé qu'il avait succombé à un empoisonnement en juillet 2006) étaient parfois bien longs, mais généralement marrants à se pisser dessus, ce qui en faisait l'un des trucs les moins nuls de leur télé gouvernementale, qui ressemble à un genre de TéléQuébec avec encore moins de budget et des doctes (et grisâtres) sociologues à la place des crétins maquillés à lunettes de bourges.

8- J'aime beaucoup les Haïtiens et Haïti et j'admire autant que monsieur Makesmewonder la force de leur résilience et leur sens de la débrouille. Mais faut vraiment pas connaître le peuple cubain et surtout ne pas avoir voulu le rencontrer — en vrai ou en-ligne — pour écrire ces lignes (ou alors ça se base sur un article de LaPresse ?). Le cinéma de guérilla qui sort de San-Antonio de Los Banos et les artistes cubains qui montent à l'assaut de toutes les disciplines artistiques sont jeunes, vigoureux, sarcastiques, marrants, pas dupes et habituellement techniquement au point d'une manière qui peut faire honte à un type comme moi qui se croit professionnel dans son métier.

9- Cuba regorge de médecins et de professeurs, non-pas pour bien paraître, mais simplement parce qu'à Cuba, l'éducation est libre et gratuite sans aucune limite, ce qui fait que le fils du cultivateur alcoolique ou la fille du boxeur minable peuvent accéder aux sommets si il ou elle montre les aptitudes, la volonté et la détermination nécessaires.

10- Cuba sans arbres. Ah, ah, ah. Pfft. Passons.

11- Les principales ressources connues, archi-connues de Cuba (114e exportateur mondial sur 226, malgré l'embargo) sont: l'agro-alimentaire (agrumes, plantain, bananes, canne-à-sucre, café, rhum, tabac, pêcheries, etc.); l'industrie bio-médicale (parfois appelée tourisme médical); le tourisme (évidemment); le nickel (6% du marché mondial) ; les produits pharmaceutiques (eh oui !); et la culture (musique, arts visuels, danse, etc.). Enfin, le bassin situé au nord de l'île contiendrait 5 milliards de barils de pétrole et 3 trillions de m3 de gaz naturel.



- - -
Voilà, c'est tout. Je regrette de ne pas avoir pu appuyer chaque point avec un lien et tout ça… mais je travaille là-dessus depuis la fin de ma longue journée de taf et je dois aller me coucher.

Enfin pour ne pas qu'on se méprenne, je répète ma conclusion finale sur la sempiternelle question cubaine, qui était également celle de mon ami Thiran à la fin de notre voyage commun en 2005:
C'est le meilleur système social du monde ; mais c'est vraiment de la merde.

Sous-entendu, mais là, ça n'engage que moi:
Non à l'état, à la puissance, aux banques, au fric, aux ordres, aux lois et à leurs divers petits chiens.

MakesmewonderHum a dit...

Faudra déterminer comment on reprend le tout, tu positionnes en réponse ce qui te semble être la vérité factuelle, formation du gouvernement sur papier ouais! je veux bien mais à partir de 1959 et en s'arrêtant sur les événements qui déterminent qui tirent sur les ficelles, ce qu'est et a été le Conseil d'État, sa Présidence, la quasi immuabilité des membres de l'ensemble, ses nombreuses purges, suicides (hum!) condamnations de loyaux frères d'armes etc.
En fait c'est de revoir tous les points, je parle de l'instrumantilisation des peuples par les trois super puissances qui ont conduit à des guerres épouvatables de durées sans précédents, en Afrique pour ne pas dire l'ensemble de la planète tu m'opposes que 150,000 jeunes, le sourire aux lèvres sont partis se battrent contre l'apartheid des afrikaners qui voulaient faire main basse en plus sur l' Angola en devenir, un peu court ton affaire L'Afrique australe a été et demeure à ce jour le théâtre de tassage de colonies pour mettre en place les parties d'bras de fer entre l'URSS la Chine et Oncle Sam allumant des brasiers partout pour récupérer le sous-sol après le premier choc pétrolier (et besoins industriels pressant) puis, l'Afrique au complet comme l'Asie du Sud- Est, l'Moyen-Orient etc
(Amuses-toi avec ce lien qui en dit long sur l'époque et vue par un des protagonistes, pas la C.I.A
http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/article-34775036.html
Je continue d'affirmer que le "bloqueo" s'est fait et se démantèle au rythme qui convenait et convient parfaitement aux deux partis. Obama a l'appuie de la population pour l'éléminer d'ici 2 ans les enjeux autour de Cuba redeviennent intéressant, hélas!

Corrections
*(5)Je parle pas des expats (qui se divisent entre les exilés aux states et ceux ailleurs) mais bien de la libre circulation in-out des cubains insulaires.
(8)Je n'ai jamais dis qu'il ne se passe rien à Cuba, ciboire , mais qu'en comparaison avec Haïti qui est vraiment dans marde, la facilité de communiquer les événements culturels et la libre circulation des gens qui les créent est pénible.
(10 & 11) je parlais d'Haïti pas de Cuba, je connais les richesses de Cuba et conviens qu’elle est beaucoup trop proche des côtes ricaines.

À une prochaine, suis également pressé.

jp et les robots a dit...

tu sais mccomber, je t'aime bien. tu crois qu'ils vont m'enculer pour l'avoir avoué, ou pire ?

jp le malfaisant a dit...

tsé réré, tout le monde a compris que t'avais d'énormes couilles, mais c'est pas une raison :

http://closeup.bandcamp.com/track/le-dernier-des-cur-s

mélissa, je veux bien trahir La Rouge pour toi, à condition que tu m'enfermes pas à la cave avec les autres, qu'en peses-tu ?

jp le cyber visionnaire a dit...

nous sommes le nouvel inconscient collectif, n'empêche...

jp le malotru a dit...

et mac, entre nous, j'aime pas trop quand réré t'appelle macCu, je trouve ça sexiste de sa part. mais c'est pas pour ça que je sois contre/pour anne archet, je voulais juste me marier àvec elle, à moment donné, parce que je me sentais à bout, à cause des électrochocs sensés inhiber mon pouvoir phallique transgressif, c'est pour ça...

celà dit, je trouve dégueulasse l'exhibition qu'ils ont fait du lynchage de kadhafi (que j'ai même pas vu tellement ça me dégoute à l'avance), parce que je voudrais pas que ça m'arrive. et j'en ai même parlé à lionel médou, comme quoi, il avait déconné en adhérant à la soif de sang du peuple programmée par les médias de merde, mébon, c'est pas une raison pour le blamer, je crois, car il en chie déjà assez avec son virus FN dans son sang qui n'est pas forcément un truc cool à gérer, à la longue.

jp la marine a dit...

je le sais, car je suis moi-même un tantinet contaminé.

jp le réducteur de carottes a dit...

le truc de vicieux avec le virus du FN, ce serait que le seul moyen de l'érradiquer, serait de foutre en quarantaine les gens qui en sont atteint, mais ce serait aussi un peu comme une manière d'excuser son existence en comparant l'action des démocrasses à son égard à une sorte de SHOA inversée.

balaize.

jp rafarin a dit...

je pense que fidel castro était vachement moins tordu que tous ces tarés.

mais "ita est", comme dirait l'autre.

jp cul + soljenitsyne a dit...

faudrait réssuciter debord, lui mélanger le sperme avec celui de de gaulle et fidel, et on obtiendrait peut-être un crachat valable...

(mais on aurait triés les crachats freudiens intrinsèques à tous ceux là dans un bocal à part, avant, afin d'obtenir un précipité plus stable)

jp le démoniaque a dit...

tu m'aimes mac, un peu encore, ou tu me jètes ?

http://www.youtube.com/watch?v=QAZn7g7ArPw

jp le déçu a dit...

en fait, tu t'en branles de moi, et tu laisses tes connes de machines gérer notre pseudo-relation, c'est ça ?

tss!

jp le cheval de stereo total a dit...

c'est comme la fois ou tu m'as envoyée françoise, brave fille, hein ?
mais ça sert à quoi de faire ce que tu fais, à prouver que les gens sont plus cons que toi, maléables via les stimulis ?

t'es pas libre en fait, et tu ments, c'est ça ? tu bosses pour les gros pires sodomisateurs de tites nanas ou koa ?

me dis pas que c'est ainsi....

jp et la voix du garage a dit...

t'es comme ce taré d'hoplite, en fait, non ? foutre les projets et visions politiques, les stratégies avant NOUS, les gens ?

j'espère pas.

jp a dit...

une fois, un homme "affable" en apparence, me tendit un bouquin intitulé "moins qu'un chien". que je lus, malgré les trois quarts de mes encéphales irrigués par les manipulations ambiantes.

j'écoutais :

http://www.youtube.com/watch?v=LtwxJJkMUF8

mais l'intérieur de mon crane restait bouffé par les médicaments et les ondes :

http://archive.org/details/earS005

une belle bande d'enculés.
CMI.

en ce moment même, tu me bouffes la sève cérébrale.

jp le fournisseur d'énergie a dit...

http://www.youtube.com/watch?v=1h1oRP7FfBw

RAINETTE (l'énigmatique) a dit...

l'autre c'est bibi

Anonyme a dit...

Ne sous-estimez pas jusqu'à quel point le Mononcle McComber de votre famille a contribué à l'échec de l'indépendance du Québec.

jp le jardin exraordinaire a dit...

cessons de sous-estimer en général, et pas seulement compte-tenu de "Mononcle", qui reste un "détail", comme aurait dit jean-marie.

le chose avec des couettes dans la cuisine qui sent le jus de merguez grillé froid dans la poëlle en hiver, sans le chauffage à la maison

jp la beauté a dit...

http://www.youtube.com/watch?v=PtwOOLPl3Qw