dimanche 23 septembre 2012

Pablo Neruda
12 juillet 1904 - 23 septembre 1973

Yo quiero vivir en un mundo sin excomulgados. No excomulgaré a nadie. Quiero vivir en un mundo en que los seres sean solamente humanos, sin más títulos que ése, sin darse en la cabeza con una regla , con una palabra, con una etiqueta. No quiero que nadie sea perseguido. Quiero que la gran mayoría , la única mayoría, todos, puedan hablar, leer, escuchar, florecer. No entendí nunca la lucha sino para que ésta termine. No entendí nunca el rigor, sino para que el rigor no exista. He tomado un camino porque creo que ese camino nos lleva a todos a esa amabilidad duradera. Lucho por esa bondad oblicua, extensa , inexhaustible. Me queda sin embargo una fe absoluta en el destino humano, una convicción cada vez más consciente de que nos acercamos a una gran ternura. Escribo conociendo que sobre nuestras cabezas, sobre todas las cabezas, existe el peligro de la bomba, de la catástrofe, pero esto no altera mi esperanza. En este minuto crítico , en este parpadeo de agonía, sabemos que entrará la luz definitiva por los ojos entreabiertos. Nos entenderemos todos. Progresaremos juntos. Y esta esperanza es irrevocable

Je veux vivre dans un pays où il n'y ait pas d'excommuniés.
Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.
Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville pour l'arrêter, pour l'expulser.
Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir.




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Ndb : 
Il semblerait que Muere lentamente, le plus célèbre poème de Pablo Neruda, devenu un véritable meme internet, soit en fait un texte de Martha Medeiros et n'aurait rien, mais alors rien du tout à voir avec Pablo Neruda. Honte sur moi. C'est la faute de Modestine, je la fais travailler sur les billets-mémoire tandis que moi je picole au bar. 


Muere lentamente

Muere lentamente quien no viaja,
quien no lee,
quien no oye música,
quien no encuentra gracia en sí mismo
Muere lentamente
quien destruye su amor própio,
quien no se deja ayudar
Muere lentamente
quien se transforma en esclavo del hábito
repitiendo todos los días los mismos trayectos,
quien no cambia de marca,
no se atreve a cambiar el color de su  vestimenta
o bien no conversa con quien no conoce
Muere lentamente
quien evita una pasión y su remolino de emociones,
justamente éstas que regresan el brillo a los ojos
y  restauran los corazones destrozados
Muere lentamente
quien no gira el volante cuando está infeliz con
su trabajo, o su amor,
quien no arriesga lo cierto ni lo incierto para ir
atrás de un sueño
quien no se permite, ni siquiera una vez en su vida,
huir de los consejos sensatos...
Vive hoy !
Arriesga hoy !
Hazlo hoy !
No te dejes morir lentamente !
No te impidas ser feliz



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En français


Il meurt lentement
celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n'écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver
grâce à ses yeux

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l'habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d'émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap
lorsqu'il est malheureux
au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n'a fui les conseils sensés

Vis maintenant !
Risque-toi aujourd'hui !
Agis tout de suite !
Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d'être heureux !



Source

8 commentaires:

Matthieu Durocher a dit...

C'est pas un poème, c'est un chemin.

Merci

helenablue a dit...

Wouah! Merci Eric pour ce partage! C'est bon de le lire et de se le rappeler, surtout comme ça, au travers des mots de Neruda.

manouche a dit...

Resulta mucho mejor en castellano...
Viva Neruda!

piedssurterre a dit...

ce que ça fait comme bien de lire ce poème...
Merci!

alex BERT a dit...

Dans le livre de Paul Eluard
anthologie des écrits sur l'art
il y a une page manuscrite de Neruda écrite en 1972,j'y ai pensé en lisant ton commentaire sur ce poete du courage
j'ai lu aussi ta chronique de Bar Rose ça permet de situer....
de mon côté j'ai ouvert un nouveau blog sur des objets anciens de mon univers terrestre , une manière d'être à la fois dans l'instant et à distance
http://mesobjetscurieux.canalblog.com/

http://pablo-neruda-france.blogspot.fr/ a dit...

MUERE LENTAMENTE « HOAX LITTÉRAIRE »

http://pablo-neruda-france.blogspot.fr/

Le poète n'a pas connu Internet, né quelques années après sa mort. Il n'a pas connu non plus la populaire invention de Timothy John Berners Lee (World Wide Web), ni ses effets pervers dans la diffusion des idées.

Il meurt lentement est une poésie triviale, vaguement New Age, dans la ligne de ce que les québécois appellent «Bouillon de Poulet pour l'âme». Il s’agit de textes qui réchauffent le coeur et remontent le moral. Le poème en question est un texte poétique qui s'est transformé, emporté dans un "hoax littéraire" de ce début de XXIe siècle.

Un « hoax » est une fausse information, non vérifiable, propagée spontanément par les internautes. Ces textes existent surtout sous forme de courrier électronique, ou de message sur des forums Internet. Ils encouragent les destinataires à les renvoyer à leurs contacts, ce qui crée une réaction « boule de neige ».

L'original « A Morte Devagar », a été publié le premier Novembre 2000 (la veille du Jour de Commémoration des fidèles défunts, fête des morts chrétienne) sur la page Web brésilienne Bacaninha, sous la signature de Martha Medeiros. On peut supposer que c’est l’auteur en personne qui l’a mis en ligne. Le texte a commencé à circuler sur Internet au moyen du système de « Chaînes de Lettres », en tant que poème de Pablo Neruda, atteignant une diffusion inespérée.

Si vous cherchez sur Internet [ "Muere lentamente", Neruda ] vous trouverez : avec Google un total de 23 600 réponses, avec AltaVista 132.000 résultats, avec Yahoo 132.000, et avec MSN Chercheur de Microsoft 24.100 résultats.

En raison des caractéristiques de la propagation des messages sur Internet, le faux texte de Neruda a eu des traductions multiples et une diffusion planétaire. Et ce, malgré les protestations et les réclamations de nerudistes de plusieurs pays. Le texte a poursuivi sa cyber existence et connut une propagation dans le Cyberespace.

La plaisanterie et sa mystification sont allés très loin, comme peut l'illustrer la fâcheuse posture dans laquelle s’est trouvée le Sénateur et Ministre Italien de la justice Clemente Mastella. En effet, ce dernier a lu ce texte publiquement en pensant que l'auteur était Pablo Neruda, ce qui provoqua une polémique en Italie, et motiva une réponse de l'éditeur italien de Neruda, Stefano Passigli.

Au début de l'année, c'est-à-dire huit ans plus tard, l'auteur a appelé la Fondation Neruda à Santiago du Chili pour éclaircir le sujet et pour réclamer la maternité du texte en question et pour mettre fin à l'histoire.

Le poème et son auteur ont été -semble-t-il- les seuls bénéficiaires de cette affaire, qui fut l’occasion du canular littéraire le plus répandu sur Internet en ce début de siècle.


M C

http://pablo-neruda-france.blogspot.fr/

Éric McComber a dit...

Monsieur ou, madame, M C,

Primo, je tiens à vous remercier de votre intervention céans, il est toujours sympa de remettre les pendules à l'heure.

Je ne vous félicite pas de votre éthique blogo-littéraire, qui est celle d'un troglodyte brutal et mal lavé (vous auriez pu : poster un simple commentaire avec liens cliquables, ou écrire à l'auteur dont le courriel est à disposition, ou même poster le même comm mais en le signant de manière courageuse).

Je vous remercie pour votre chouette blog, que d'aucuns iront visiter avec bonheur et également pour votre travail de mémoire, œuvre plus nécessaire que jamais en ces temps de noirceurs qui s'amoncellent.

Je ne vous félicite pas pour votre sens très étriqué de la littérature et de la poésie. Vous appelez ce texte « une poésie triviale, vaguement new age », Monsieur ou madame le ou la sorbonniste, je vous emmerde, je vous pisse au cul, je vous cross-check dans le charley en plein centre de la glace. Le seul truc vague sur cette page, c'est vous.

Sachez donc qu'un « hoax » est un canular, que ça soit sur internet ou dans votre postérieur. Sachez également que la seule perversion que je puisse trouver dans la propagation universelle de cet émouvant poème, c'est que sa véritable auteure ne jouisse pas de son rayonnement. Que plus de gens aillent vers Neruda grâce à cette erreur n'est pas pervers. Que plus de gens songent à remettre leur vie en question grâce à ces vers n'est pas pervers. Que vous copiiez-colliez votre petit message mesquin depuis 2008 sans prendre le temps de dire bonjour est par contre, sinon pervers, du moins légèrement agaçant.

Je vous salue tout de même, M C, et j'ai rapidement procédé à la correction qui s'imposait sur mon billet. La correction, c'est un truc bien. Devriez essayer.

Et vive la diffusion des idées !

Laure K. a dit...

kssséé que tu bois des coups, toé ?