lundi 2 novembre 2015

Le Public pense ça ? Il est bien le seul

En y réfléchissant un peu, je suppose que ce qui me fait voir rouge et sauter au plafond de temps à autres, c'est pas l'imbécilité croissante des zombies, ni même l'arrogance de plus en plus inouïe des ogres, mais l'obstination avec laquelle des personnes en apparence normalement constituées en terme de matière grise continuent à régurgiter jour après jour les mythes presque marrants des Histoires Officielles. Je mets au pluriel parce que pour un niais qui croit que tout est la faute « des Arabes », il y a forcément sa contrepartie qui fait fixette sur « les Juifs », les africains, les asiatiques, les Russes, ou les gais, ou les féministes, les gauchers, les roux, ou les gens qui tapotent sur leur téléphone…

L'enthousiasme avec lequel certains cas se portent volontaires pour jouer les hauts-parleurs de la volonté de puissance me désole, mais, de temps en temps, quand c'est trempé de certitudes ô combien idiotes, je bondis. C'est une des énigmes avec lesquelles je suis aux prises quotidiennement, en fait. Comment se protéger les yeux et les oreilles (et donc forcément le cœur et les tripes) de ces âneries ?!

Je ne veux faire de la peine à personne et je comprends très bien que bien peu de gens ont le temps de se consacrer au travail désormais colossal de tri dans le dépotoir galactique des infos et contre-infos. Mais le problème me semble une affaire de foi. Nous avons envie de « croire ». Pour beaucoup, en particulier en France, c'est la farce irrecevable du 11 septembre. Dans l'Hexagone, le message est tellement unanime, le consensus est tellement fort, que quantités d'individus, vraiment pas stupides, refusent de réfléchir sur la question de manière rationnelle. Pour d'autres, lorsqu'ils entrent en contact avec les ouvrages de Guy Debord, Caroll Quigley, Antony C. Sutton, Roman Brackman, Willhelm Reich, Edwin Black, Webster Tarpley ou Shlomo Sand, pour ne nommer que ceux-là, une sorte de terreur les prend et on assiste en direct à l'effondrement de leur volonté de penser indépendamment et à la vaporisation quasi-totale de leur force psychique. Ils osent alors, même devant des adultes, proférer les pires inepties, les plus épouvantables fadaises, d'un air pénétré (ils le sont, en fait), pleins de condescendance et de mépris pour quiconque a osé braver le froid et traverser le Rubicon déchaîné du consensus.

Ils disent :
Jamais un gouvernement n'aurait pu faire mourir 3000 de leurs concitoyens.
Ou :
La guerre, c'est dans la nature, même les brins d'herbe se font la guerre.
Ou :
Quand même, avoue que les [insérer ici un groupe humain quelconque] profitent du système, sont paresseux, contrôlent les médias, sentent mauvais…
Ou :
Moi j'écoute mon cœur, je me méfie de mon mental (sans déconner…).
Ou :
Oui, c'est certain que [insérer ici une preuve factuelle irréfutable] mais bon, c'est ton opinion.
Ou :
Si c'était vrai ça se saurait.
Ou :
Théorie de complot.
Ou :
J'ai un ami super intelligent et il dit le contraire.
Ou :
Je le savais, plus rien m'étonne, mais je ne veux pas en savoir plus.
Ou :
Je ne veux pas lire ça, parce que ça risque de changer mon opinion et mon opinion est sincère.

Bon, je me tais. Je vais me coucher.
Pft.

À quoi bon…

8 commentaires:

Zoë Lucider a dit...

J'espère quand même que tu as passé une bonne nuit après ça. Ben oui, l'aveuglement est un besoin, parce que comme je l'ai mis en exergue de mon blog "la lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil" et le soleil, de trop près ça brûle. Bisous l'artiste

Jean-François Thibaud a dit...

Sur l,'aveuglement, je reviens invariablement à cette anecdote. À un docteur en sociologie bétonné , qui n'a jamais lu Guy Debord et qui défend les thèses officielles avec une violence inouïe je suggérais des oeuvres de fiction sur le sujets de complots. Notamment, l'Aveuglement de José Saramago, prix Nobel de littérature (qui affichait ouvertement sa dissidence sur le 11 septembre d'ailleurs) ou la constance du jardinier de John Le Carré, sur les pharmaceutiques en Afrique. Je me disais que , comme ce sociologue ne voulait lire aucun articles factuels dissidents n'ayant pas le tampon autorisé sortie des universités ou des journaux officiels ou de la communauté scientifiques, la fiction pourrait peut-être l'interessé .Sa réponse: ce n'est que de la fiction. Sous-entendu, ça fait une belle histoire mais ça ne peut être la réalité.

Pourtant,d'après moi, non seulement ces oeuvres de fictions essaient au contraire de se rapprocher de la réalité mais en fait, elles n'osent même pas y aller à fond tellement le système est vérouillé. Voici une phrase de John Le carré (ex espion du MI6 brittanique) à propos du livre précédemment cité: (désolé, c'est en anglais, tiré de Wiki)

John le Carré writes in the book's afterword: "by comparison with the reality, my story [is] as tame as a holiday postcard",

The book is dedicated to Yvette Pierpaoli, a French activist who died during the course of her aid work.

Alors, combien de temps cette charade va continuer ? Je ne crois pas possible que ce soit éternel.Il y'a uhe réalité assez tangible qui se passe en ce moment en Syrie et qui est en train de détruire la narration fictive que l'occident se raconte à elle-même.

Éric McComber a dit...

Les travaux de Sutton, entre autres, sont issus d'un milieu académique, dans son cas hyper-conservateur (l'institut Hoover) et font montre d'une patience empirique et d'une méthode positiviste absolument inattaquable. C'est POUR ÇA, que ce genre de verrouillé des tempes ne veut pas y jeter un œil.

Mylène Gauthier a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Gaétan Bouchard a dit...

Si on comprend bien Sutton, le meilleur moyen de tuer la révolution, c'est de la financer -sans oublier de financer le camp ennemi. D'une manière ou d'une autre, le créancier sera toujours vainqueur... Cette logique machiavélique échappe à beaucoup de gens non pas parce qu'ils sont cons - mais parce qu'ils sont, un peu, bons... Ces fripouilles qui font et défont les républiques disposent de moyens colossaux pour faire valoir leur vision du monde. Leur méchanceté ne peut pas être facilement comprise par tout un chacun parce que nous ne sommes pas fabriqués de la même manière. L'espoir est mince et réside essentiellement chez les hérétiques, les marginaux et les paumés, comme toujours.

Éric McComber a dit...

Je reconnais en toi, Gaëtan, le lecteur de Chalamov.
:)

Zed a dit...

C'est vrai que conscience et intelligence sont loin d'être toujours corrélés. Ce qui demeure hautement décevant parfois. Ainsi même les arguments les plus solides restent transparents devant la croyance, devant le besoin d'appartenance au groupe. Trouille. Complaisance. Et puis aussi et surtout un travail intense de guerre psychologique qui porte ses fruits, indeed !

Le sens de la communication n'est pas la moindre des qualités humaine. Si on regarde bien, c'est peut être même aussi structurel que la main et la cervelle. Car il sous-tend la notion de « groupe », la richesse de la collectivité. Que serions nous, individuellement, sans la communauté, sans l'héritage de nos pairs, sans l'échange ? Pas d'écriture -donc pas de mémoire-, pas de langage élaboré, pas de science aboutie à disposition, point de chemise à fleurs ou de mocassins, point de guitares, pas de bicyclette, pas d’électricité...

Ce n'est sûrement pas une coïncidence si la communication subie de si monumentales interférences. J'ai appris récemment que les stratèges Américains appellent ça la « guerre cognitive », et qu'ils y portent en effet grand soin depuis des décennies. Mais le vent a tourné, l'hégémonie Américaine s’effrite. Ce qui pourrait bien être à double tranchant d'ailleurs.

J'ai entendu dire pendant des années qu'il n'y avait même pas eu d'avions à New York. Ce qui me paraissait exagéré. De l'intox pour discréditer les « truthers », pensais-je. C'est seulement il y a quelques mois que j'ai réalisé mon erreur. Tout est dans les images du crash en lui même. Il n'y a pas que l'effondrement qui présente une impossibilité technique grotesque...

« Ils n'ont pas besoin de comploter, ils ont le pouvoir. »

Mighty Mélissa LeBlanc a dit...

mwa je suis pro-truther pas pro-trudeau paske même si l'autre fasciste est parti, la guerre continue et la réalité fini toujours par protrudingue at the seems, ceux qui croient encore aux apparences sont hypnotisés par la ''transparence''anyway, this shit is so ripe it's ripped mais qui donc aime regarder le spectacle assis en coulisse, ouache ouache ouache, crisse qu'il fait noir icitte... comme dans un club de danseuses antiques, elles ont encore l'air belle, les demoiselles et avec les lumière rouges, les strobes, on dirait bien que les cadavres respirent et bougent...

Pis pour l'avion réusiné qui a éclaté... la puissance supérieure me murmure que c un ''sonic blast'' genre une sorte de bombe invissible qui peut effectivement disloquer en plein vol... tsé, comme un souffle, je le sais tu moi, aujourd'hui je sors de la psy légale, je peux pas trop dire que je souffre, nonon, je suis dégoutée... C'est quand le vase déborde que tu y goutes, à la goute...

How long how long till liberation, where are the jail breakers?

vraiment je crois que c'est chacun pour soi, chaque personne doit décider de passer a la face B.

I should have danced all night ;-)