vendredi 6 octobre 2017

10

Comme les doigts, les orteils.

10.

Dix !

 Rosie disparue, Modestine en fugue ou se décomposant dans un fossé, la Gaxuxa bien vivante, moi… aussi. 

Que dire de plus. Le vent, quoi. Comme un fleuve pas nécessairement long, tranquille, ou remarquable.
Un cours au long cours, coulant comme un œuf, une larme, un nœud…

Cet espace et ce temps sont en moi tels des épées ensorcelées données au jour aux entrailles de mes forges, passées par le corps, comme on damassait jadis, durcies par les humeurs, les lymphes et le sang.
Ces vastes verts, ces firmaments de calme. La plus opaque des offrandes, le présent jouissif, huile crépusculaire congelée au fond des vasques.

L'encre coule, elle aussi, noire, émeraude, indigo, sous les ponts et les plaines, comme avant le jour, ou même après… Vivante au-delà des glèbes, recomposée au rouet des aurores.

Voilà. Dix fois la Terre autour du soleil, poussière fugace entre les cils, et hop ! un dixième de siècle, sables brûlants enfuis dans les pognes, rayons jaunes évanouis dans la brise, grains de verre sans dessous, sans dessus, poussières parmi les poussières, que rien ne demeure, sinon les chemins des chemins, les sentes des sentes, les ruisseaux des ruisseaux.

6 commentaires:

manouche a dit...

Plaisir de te retrouver en bonne forme...poétique.

Le plumitif a dit...

j'étais là, comme par hasard, à réécouter All Things Must Pass...
et voilà de ta part un écho inattendu, involontaire…
et fort bienvenu!

anne des ocreries a dit...

Bon sang, ça fait du bien de retrouver tes mots. xxx :)

Laure K. a dit...

... j etais là aussi mais par Fb. Fb nous a tué quelques coins de temps perdu je crois bien.

magali chalaron a dit...

<3

Jean-François Thibaud a dit...

Oui. Je m'ennui des réseaux de blogues où on peut faire de tout, (courte prose, poèmes ou pamphlet politique) dans un graphisme invitant. Encore un autre espace de liberté qui se ratatine sous la houlette de facebook.